Programme DCG UE 8 - Système d’Information de Gestion (SIG) : réforme 2027 et méthode
- Soumaya Dziri
- 22 juin
- 10 min de lecture
Dernière mise à jour : 30 juin

Le Système d’Information de Gestion (SIG), l’UE 8 du DCG, a longtemps été une matière un peu à part. Beaucoup d’étudiants la réduisaient à “de l’informatique”, à quelques requêtes SQL, un peu de tableur, et basta.
Avec la réforme, ce n’est plus du tout aussi simple.
À partir de la rentrée 2026, pour les examens 2027, l’UE 8 change de dimension. Le programme reste technique, bien sûr, mais il devient aussi beaucoup plus transversal, plus professionnalisant et plus connecté aux enjeux réels des organisations : données, processus, cybersécurité, durabilité numérique, intelligence artificielle, réglementation…
On ne vous demande plus seulement d’utiliser des outils mais d'être capable de comprendre un système d’information, d’analyser des données, de relier les outils aux processus métier et d’identifier les risques et enjeux associés.
✨ Dans cet article, on va donc aller droit au but : vous expliquer ce que contient vraiment le nouveau programme de SIG, ce que la réforme change pour vous, comment lire cette UE intelligemment et surtout comment éviter de la subir si vous n'aimez pas l'informatique.
AU SOMMAIRE
Bonus vidéo : 30 min pour Réussir l'UE 8 SIG du DCG 👇
1/ Comprendre l’UE 8 SIG du DCG et ses enjeux
L’UE 8, Système d’information de gestion, représente 200 heures dans le nouveau référentiel. Son objectif est de former des gestionnaires capables d’analyser, de structurer et de sécuriser l’information pour en faire un levier de performance et de durabilité.
Cette UE part d’une idée très simple : dans une organisation, l’information ne sert à rien si elle est mal collectée, mal stockée, mal traitée, mal partagée ou mal protégée.
Le SIG est donc au cœur du DCG parce qu’il touche à tout :
la qualité de l’information ;
les bases de données ;
le tableur ;
les processus ;
les outils métiers ;
la sécurité ;
la conformité ;
et désormais la durabilité numérique et les technologies émergentes.
C’est aussi une UE très transversale qui s’articule fortement avec d’autres matières du DCG, puis avec l’UE 5 (Management des systèmes d’information) du DSCG, qui prolonge la réflexion dans une logique plus stratégique et managériale. Donc non, l’UE 8 n’est pas une “petite matière technique”. Elle vous apprend à lire le fonctionnement numérique d’une organisation, à comprendre comment les données circulent, comment les outils soutiennent les décisions, et où se situent les risques.
UE 8 SIG du DCG : quelques chiffres à connaîtreD’après le rapport du jury 2025 du DCG, l’UE 8 Système d’information de gestion affiche un taux de réussite de 44,4 % en 2025, pour une moyenne générale de 9,2/20. En 2024, la moyenne était de 9,0/20 et le taux de réussite de 43,4 %. En 2023, la moyenne était déjà de 9,2/20 avec un taux de réussite de 46,7 %. Le SIG reste une UE de niveau intermédiaire au DCG : ni la plus facile, ni la plus redoutée, mais une matière qui demande une vraie maîtrise méthodologique. Le jury souligne aussi un écart très net entre les profils de candidats : la moyenne des candidats inscrits dans les établissements publics et privés sous contrat s’élève à 10,1/20, contre 7,4/20 pour les autres candidats. Enfin, la répartition des notes montre que :
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2/ Ce que la nouvelle réforme du DCG change réellement en SIG
La réforme de l’UE 8 ne consiste pas seulement à ajouter deux ou trois notions modernes, elle change vraiment la façon dont la matière est pensée.
Avant, le programme était organisé en 3 blocs principaux :
description et analyse du SI ;
structuration et traitement de l’information ;
sécurité et fiabilité du SI.
Désormais, le nouveau programme de SIG du DCG passe à 4 parties :
SI et son environnement ;
gestion des données du SI ;
SI et performance des processus ;
réglementation, sécurité et durabilité du SI.
Première évolution : une approche plus transversale
Le guide pédagogique explique clairement que l’UE 8 ne vise plus seulement des savoirs techniques, mais des compétences d’analyse, de diagnostic et de maîtrise, avec davantage de réflexion et de transversalité.
Deuxième évolution : le programme colle davantage au terrain
Le nouveau référentiel intègre des sujets très actuels pour la profession :
intelligence artificielle ;
blockchain ;
IoT ;
durabilité numérique ;
cybersécurité ;
IA Act ;
loi REEN.
Troisième évolution : les outils changent aussi
Le passage du SQL-89 au SQL-92, l’arrivée de BPMN pour la modélisation des processus, l’élargissement aux progiciels métiers et non plus seulement aux PGI, montrent que la matière a été remise à niveau pour mieux refléter la réalité des organisations.
En gros, la réforme recentre l’UE 8 sur une idée forte : un gestionnaire ne doit pas être un technicien informatique, mais il doit comprendre suffisamment le système d’information pour l’utiliser, l’analyser, dialoguer avec ses acteurs, en exploiter les données et en identifier les risques.
3/ Le programme de l’UE 8 SIG du DCG (version réforme 2027)
Le nouveau programme de l’UE 8 est structuré autour de 4 grandes parties. Et franchement, cette nouvelle organisation est plutôt une bonne nouvelle, parce qu’elle rend la matière bien plus lisible.
👇Téléchargez ici en PDF le programme complet de l'UE 8 SIG du DCG avec la nouvelle réforme :
Partie 1 : comprendre le système d’information dans son environnement
Cette première partie pose les bases.
On y retrouve :
le rôle du système d’information dans les organisations ;
les notions de donnée, information, connaissance ;
les critères de qualité de l’information ;
les fonctions du SI : collecter, traiter, stocker, diffuser, sécuriser ;
les rôles du SI : opérationnel, tactique, stratégique ;
les ressources du SI : matérielles, logicielles, données, procédures.
Le programme aborde aussi :
les acteurs du SI ;
leurs rôles, compétences et responsabilités ;
les interactions entre utilisateurs, responsables SI, chefs de projets, développeurs, responsables sécurité, Data Analyst, Data Scientist, éditeurs, partenaires et entreprises de services du numérique.
Puis viennent :
l’infrastructure technique du SI ;
les composants matériels et réseaux ;
les systèmes d’exploitation ;
les protocoles ;
la virtualisation ;
internet, intranet, extranet ;
l’architecture client/serveur.
Enfin, la partie 1 aborde les solutions informatiques et les choix organisationnels :
localisation des données et des applications, y compris dans le cloud ;
interopérabilité ;
formats d’échange ;
XML ;
factures électroniques, bulletins de salaire, DSN ;
audit du SI ;
transition numérique ;
urbanisation du SI ;
externalisation et contrats de prestations de services.
Cette première partie vous apprend à lire le décor numérique d’une organisation avant d’entrer dans les outils.
Partie 2 : gérer les données du système d’information
C’est la partie la plus lourde du programme : 110 heures au total.
Elle se divise en deux gros blocs.
2.1 Structurer et manipuler des données via les bases de données (45 heures)
Vous devez être capables :
d’interpréter un schéma relationnel ;
de vérifier les règles du modèle relationnel ;
d’adapter un schéma à une nouvelle règle de gestion ;
d’écrire des requêtes d’extraction ;
d’écrire des requêtes de mise à jour ;
de comprendre l’intégrité référentielle ;
d’extraire des informations d’une base.
Les connaissances clés portent sur :
modèle relationnel ;
clé primaire ;
clé étrangère ;
dépendances fonctionnelles ;
normalisation jusqu’à la 3e forme normale ;
SQL relationnel ;
projection, sélection, jointures, tri, regroupements, HAVING, ORDER BY, sous-requêtes, fonctions ;
exportation de données.
Le programme précise que les requêtes doivent désormais respecter le SQL-92, avec notamment l’usage de INNER JOIN, LEFT JOIN, RIGHT JOIN.
2.2 Traiter des données via le tableur pour résoudre des problèmes de gestion et aider à la décision (65 heures)
Là, on passe à une logique très opérationnelle.
Vous devez savoir :
automatiser des calculs ;
identifier les besoins d’automatisation ;
exploiter une documentation pour mettre en œuvre une fonction ;
concevoir et modifier une feuille de calcul ;
améliorer son ergonomie ;
assurer sa maintenabilité ;
produire des tableaux et graphiques de synthèse ;
importer des données d’une base ;
auditer une feuille de calcul ;
concevoir des jeux d’essai ;
sécuriser un classeur ;
concevoir des formules de contrôle ;
enregistrer et interpréter une macro ;
modifier ou compléter du code VBA simple.
Le programme insiste sur des notions très concrètes :
fonctions logiques, numériques, dates, recherche, texte ;
validation des données ;
formatage conditionnel ;
plages dynamiques ;
cellules de paramètres ;
tris croisés ;
agrégation ;
importation ;
audit des formules ;
confidentialité et intégrité ;
VBA appliqué au tableur.
Cette partie est le cœur technique de l’UE 8.
Partie 3 : analyser le système d’information au regard de la performance des processus
Cette partie compte 30 heures et relie le SI aux processus métier.
On y retrouve trois sous-ensembles.
3.1 Étudier les processus de l’organisation
Le programme demande de :
identifier les processus clés ;
classer les processus selon leur typologie ;
identifier activités, flux et événements ;
comprendre et représenter un processus en BPMN ;
enrichir un processus selon de nouvelles règles de gestion.
Il faut respecter :
la typologie AFNOR des processus ;
et la norme BPMN 2.0, en se limitant aux concepts de base d’un diagramme de collaboration.
3.2 Comprendre la contribution des progiciels à la performance des processus
Même si le détail apparaît moins dans les extraits, la logique est claire : il s’agit de comprendre comment les progiciels et applications s’insèrent dans les processus, structurent les flux d’information et améliorent la performance organisationnelle. Cette partie prolonge directement la relation entre base de données, processus et outils métiers.
3.3 Comprendre l’apport des technologies émergentes au service de la performance
C’est l’une des grandes nouveautés de la réforme.
Le programme introduit :
les types d’IA ;
chatbot et analyse comportementale ;
détection de fraude ;
transformation des métiers ;
machine learning ;
no-code ;
assistance aux utilisateurs ;
blockchain ;
IoT ;
data analyse ;
data science.
Le référentiel précise bien une chose importante :on vous demande de comprendre le rôle et l’impact de ces technologies sur la performance du SI, pas leur fonctionnement technique détaillé.
Donc ici, l’enjeu n’est pas de devenir expert en IA, mais de comprendre ce qu’elle change dans les outils, les processus et la gestion.
Partie 4 : appréhender les défis du système d’information en termes de réglementation, sécurité et durabilité
Cette dernière partie représente 30 heures.
4.1 Respecter la réglementation sur l’utilisation des données et des outils numériques (8 heures)
Vous devez savoir :
identifier les données assujetties à la réglementation ;
vérifier la mise en œuvre des principaux textes ;
identifier les catégories de licences logicielles ;
identifier l’impact de l’usage des outils numériques sur la protection des données.
On y retrouve :
rôle de l’autorité nationale de protection des données ;
données à caractère personnel, données sensibles ;
obligations du responsable de traitement ;
droits des personnes concernées ;
droits liés aux licences ;
IA Act.
4.2 Garantir la sécurisation du système d’information et des échanges de données (14 heures)
Le programme traite :
les risques liés à la sécurité du SI ;
les mesures de protection ;
disponibilité, intégrité, confidentialité, traçabilité, imputabilité, non-répudiation, authenticité ;
signature électronique ;
certificat numérique ;
menaces, vulnérabilités ;
rôle du facteur humain ;
outils et procédures de protection, sauvegarde et restauration.
Là encore, le référentiel précise qu’il faut se limiter à la compréhension des principes fondamentaux, sans entrer dans la technicité du chiffrement.
4.3 Découvrir la durabilité (8 heures)
C’est l’autre grande nouveauté.
Vous devez être capables :
d’identifier les impacts environnementaux du SI ;
de proposer des pratiques qui les réduisent ;
d’appliquer la réglementation en matière de durabilité.
Le programme aborde :
impacts positifs et négatifs ;
empreinte écologique ;
pratiques liées à l’énergie, aux matériels, aux comportements, aux données ;
loi REEN.
Par exemple :
optimisation des processus ;
réduction du gaspillage ;
économies de papier et de transport ;
mais aussi surconsommation énergétique, pollution électronique, extraction de matières premières, obsolescence programmée, data centers, IA, dark data, recyclage, télétravail, réparation et reconditionnement.
C’est une partie nouvelle, très actuelle et faite pour vous sensibiliser aux impacts réels du numérique.
4/ Ce que cette UE demande vraiment le jour de l’examen
Même sans entrer ici dans un commentaire de sujet précis, ce que montre très bien le nouveau programme, c’est que l’UE 8 ne se résume plus à “faire un peu de SQL et d’Excel”.
Le jour de l’examen, on peut vous demander de mobiliser plusieurs logiques à la fois :
comprendre le rôle du SI dans une organisation ;
lire un environnement technique ;
interpréter un schéma relationnel ;
écrire ou reconnaître des requêtes SQL-92 ;
automatiser une feuille de calcul ;
auditer un tableur ;
représenter un processus en BPMN ;
analyser l’apport d’un progiciel ou d’une technologie émergente ;
identifier un risque réglementaire, sécuritaire ou environnemental.
L'épreuve va beaucoup plus tester votre capacité à comprendre une situation et à mobiliser les bons outils que votre capacité à réciter des définitions isolées.
Et c’est précisément là que beaucoup d’étudiants se trompent.
Ils abordent encore le SIG comme une matière “à apprendre”, alors qu’en réalité c’est une matière à manipuler, à lire, à relier et à interpréter.
5/ Ce qu’il faut retenir pour réussir l’UE 8
Si vous devez retenir une seule chose de cet article, c’est celle-ci : l’UE 8 n’est plus une matière purement technique, c’est une matière de compréhension globale du fonctionnement numérique des organisations.
Avec la réforme, elle devient plus lisible, mais aussi plus exigeante dans la manière de raisonner :
il faut comprendre les données ;
comprendre les outils ;
comprendre les processus ;
comprendre les acteurs ;
comprendre les risques.
La bonne nouvelle, c’est que le programme est désormais beaucoup plus cohérent.
La moins bonne, c’est qu’on ne peut plus réussir cette UE en apprenant quelques recettes isolées sans vision d’ensemble.
Il faut une vraie méthode : savoir ce qui relève du cours, ce qui relève de la pratique, de la logique métier et de la culture numérique minimale attendue d’un futur diplômé du DCG.
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C’est exactement ce qu’on travaille avec nos étudiants.
Pas juste comprendre des notions techniques une par une, mais apprendre à :
lire un schéma relationnel ;
raisonner sur une base de données ;
utiliser le tableur intelligemment ;
modéliser un processus ;
comprendre ce que changent l’IA, la cybersécurité ou la durabilité dans une organisation.
Dans nos cours de l’UE 8, vous retrouvez :
des vidéos sur tout le programme réformé ;
des entraînements ciblés sur les bases de données, le tableur et les processus ;
des explications claires sur les nouvelles notions du programme ;
et une méthode pour relier les outils à la logique de gestion.
L’objectif n’est pas de vous noyer dans l’informatique mais de vous aider à comprendre ce qu’on attend vraiment de vous à l’épreuve.
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