Sujet zéro DSCG UE 4 : décryptage complet de la réforme 2027

L’UE 4 du DSCG traîne une réputation bien particulière.
Celle des tableaux de consolidation interminables, des retraitements à tiroirs, des normes IFRS à décortiquer et des dossiers d’audit dans lesquels chaque détail peut cacher un risque.
Demain, connaître une technique ne suffira plus toujours. Il faudra également comprendre pourquoi vous l’utilisez, dans quel contexte elle s’applique et quelles conséquences elle produit.
En consolidation, vous devrez par exemple être capable de sélectionner le traitement pertinent plutôt que de dérouler automatiquement une méthode apprise par cœur.
En audit, il faudra aller au-delà de la simple récitation du cours pour identifier les risques, construire une démarche cohérente et justifier les travaux à mettre en œuvre.
Cette évolution traverse l’ensemble du nouveau programme.
Le candidat devra davantage mobiliser son jugement professionnel, exploiter des ressources documentaires, argumenter ses choix et formuler des recommandations utiles à la prise de décision.
Les fondamentaux restent donc bien présents : périmètre de consolidation, retraitements, fusions, normes comptables, risques d’anomalies significatives, procédures d’audit et formulation de l’opinion.
La différence se situe surtout dans la façon de les utiliser.
Reste maintenant à comprendre comment toutes ces évolutions pourraient se traduire le jour de l’examen.
Pour y voir plus clair, on a décortiqué le sujet zéro du DSCG UE 4. 🔎
Pour replacer ces évolutions dans leur contexte, consultez également notre guide complet de la réforme du DCG et du DSCG, notre guide du DSCG et notre article consacré à la méthode pour réussir l’UE 4 Comptabilité et audit.
Sommaire
Quelques mots sur la réforme du DSCG 2026-2027
La réforme réorganise profondément le programme de l’UE 4 sans pour autant faire disparaître ses trois grands piliers historiques.
Vous devrez toujours travailler :
les opérations de restructuration ;
les comptes consolidés ;
les normes françaises et internationales ;
l’audit légal des comptes ;
les missions des professionnels du chiffre.
Le nouveau programme cherche cependant à mieux délimiter les connaissances attendues.
Le guide insiste également sur la capacité à exploiter une documentation professionnelle, juridique ou normative afin de justifier les traitements proposés.
Il faudra savoir expliquer :
pourquoi l’écriture doit être enregistrée ;
quel référentiel s’applique ;
quelle information elle modifie ;
quelles conséquences elle produit sur les comptes du groupe ;
quelle décision peut être recommandée.
Le nouveau programme de l’UE 4 est ainsi structuré autour de trois blocs principaux : 25 heures consacrées aux restructurations, 80 heures au reporting financier des groupes en normes françaises et IFRS et 75 heures à l’audit. L’ancien thème autonome consacré aux normes internationales est désormais intégré au reporting financier des groupes.
Les opérations de restructuration
Le premier bloc doit permettre au candidat d’accompagner un dirigeant dans une fusion, une scission, un apport partiel d’actif ou une transmission universelle de patrimoine.
Vous devrez notamment maîtriser :
la qualification de l’opération ;
la parité d’échange ;
le nombre de titres à émettre ;
l’augmentation de capital ;
la valorisation des apports ;
la fiscalité applicable ;
les écritures comptables ;
les conséquences sur les capitaux propres.
La fiscalité des restructurations prend une place clairement affirmée.
Vous devez comprendre les différences entre le régime de droit commun et le régime fiscal de faveur, ainsi que le traitement des plus-values, provisions, déficits et impôts différés.
En revanche, les formalités juridiques et les conséquences sociales des restructurations sont désormais principalement étudiées en UE 1 du DSCG.
Plusieurs situations particulièrement complexes sont aussi exclues : certaines opérations sans échange de titres, les opérations transfrontalières, les participations croisées, le contrôle conjoint ou encore certains mouvements réalisés pendant une période de rétroactivité.
Le reporting financier des groupes
Le deuxième bloc regroupe désormais :
les principes de consolidation ;
le périmètre ;
les méthodes de consolidation ;
les retraitements ;
les éliminations ;
les écarts d’évaluation ;
les écarts d’acquisition ;
les impôts différés ;
les instruments financiers ;
les documents de synthèse consolidés.
Les référentiels français et IFRS doivent être étudiés conjointement.
Vous devez être capable de déterminer ce qui change lorsqu’un groupe applique le règlement ANC 2020-01 ou les normes IFRS.
Le sujet zéro montre toutefois que la réforme ne fait pas disparaître la technicité.
Vous pourrez toujours devoir retraiter un contrat à long terme, éliminer une marge interne, corriger des frais d’établissement ou calculer un emprunt au taux d’intérêt effectif.
Mais le sujet vous demandera aussi de justifier chaque retraitement et de comprendre son incidence.
L’audit financier
Le troisième bloc conserve la démarche d’audit fondée sur les risques.
Vous devez notamment maîtriser :
les objectifs de l’audit légal ;
les conditions de nomination du commissaire aux comptes ;
le risque d’anomalies significatives ;
les assertions ;
le seuil de signification ;
la collecte des éléments probants ;
les procédures d’audit ;
la formulation de l’opinion.
Le programme se concentre davantage sur la compréhension du raisonnement d’audit que sur l’apprentissage de procédures récitées sans lien avec les risques.
Vous devez être capable de partir d’une situation concrète, d’identifier un risque, de le rattacher à une assertion et de proposer une procédure adaptée.
Le sujet zéro applique directement cette méthode au cycle ventes-clients.
L’audit de durabilité fait son entrée
C’est la grande nouveauté de l’UE 4.
Le candidat doit désormais comprendre l’architecture générale du reporting de durabilité et être capable de participer à une mission de vérification.
Le programme introduit notamment :
le référentiel ESRS ;
la double matérialité ;
les Impacts, Risques et Opportunités ;
la démarche de vérification des informations de durabilité ;
les différents avis de l’auditeur de durabilité.
Il n’est toutefois pas attendu que vous maîtrisiez chaque norme ESRS dans ses moindres détails ni que vous soyez capable de construire vous-même l’intégralité d’un rapport de durabilité.
L’objectif est de comprendre le cadre général afin de pouvoir l’auditer.
Le guide précise également que la réglementation détaillée concernant les obligations de communication, notamment la CSRD ou la taxonomie, est répartie avec les autres UE. L’UE 4 se concentre surtout sur le référentiel et la démarche de certification.
Où télécharger le sujet zéro du DSCG UE 4 et son corrigé ?
Pour vous permettre de vous entraîner à la nouvelle épreuve réformée de l'UE 4 du DSCG, nous mettons gratuitement à votre disposition le sujet zéro, le guide pédagogique associé à la nouvelle réforme ainsi qu'une proposition de corrigé à télécharger en PDF :
Quel est le nouveau format de l’épreuve de Comptabilité et audit ?
Le sujet zéro prévoit :
une durée de 4 heures ;
un coefficient 1,5 ;
trois dossiers ;
onze annexes ;
douze pages ;
la liste des comptes du plan comptable général autorisée ;
une calculatrice avec mode examen actif autorisée ;
une calculatrice sans mémoire de type « collège » autorisée.
Le sujet et son corrigé ont été construits à partir de la réglementation applicable au 31 décembre 2025.
Le candidat doit mentionner explicitement les hypothèses qu’il formule.
Toutes les réponses et tous les calculs doivent être justifiés.
Les écritures doivent comporter :
les numéros de comptes ;
les intitulés des comptes ;
les montants ;
un libellé.
Il ne suffira donc pas de poser deux débits, trois crédits et de partir discrètement vers la question suivante. 😅
Une épreuve organisée autour de trois dossiers
Le sujet zéro reprend les trois grands blocs du nouveau programme.
Dossier 1 : comptes de groupe
Le premier dossier traite :
du périmètre de consolidation ;
des référentiels ANC et IFRS ;
des retraitements de consolidation ;
des instruments financiers ;
des écarts d’acquisition ;
de la mise en équivalence.
Dossier 2 : opérations de restructuration
Le deuxième dossier porte sur une fusion.
Il vous demande notamment de déterminer :
le rapport d’échange ;
le nombre de titres à émettre ;
l’augmentation de capital ;
la valeur des apports ;
les impôts différés ;
la fiscalité d’une provision réglementée ;
les écritures de fusion ;
les capitaux propres après l’opération.
Dossier 3 : audit financier et audit de durabilité
Le dernier dossier combine :
des questions générales d’audit légal ;
l’analyse du cycle ventes-clients ;
la formulation d’une opinion ;
le reporting de durabilité ;
la double matérialité ;
la démarche d’audit de durabilité ;
les différents avis possibles.
Le sujet zéro utilise donc une structure très cohérente avec les trois blocs du programme.
Ce qui change vraiment dans les questions
Le sujet reste particulièrement technique.
Vous devrez toujours savoir calculer un pourcentage de contrôle, comptabiliser des impôts différés, construire des écritures de fusion ou retraiter un emprunt obligataire.
Vous devez régulièrement :
justifier le référentiel utilisé ;
expliquer la nécessité d’un retraitement ;
comparer les normes françaises et IFRS ;
apprécier le caractère équitable d’une opération ;
analyser l’impact d’un choix ;
identifier un risque ;
proposer une procédure ;
sélectionner une opinion adaptée ;
exercer un jugement professionnel.
Le candidat ne doit plus uniquement produire une écriture correcte.
Il doit démontrer qu’il comprend ce que cette écriture signifie.
Quelles compétences faut-il maîtriser pour réussir la nouvelle UE 4 ?
Maîtriser les fondamentaux du DCG
Le programme du DSCG suppose que les notions de comptabilité étudiées dans les UE 9 et 10 du DCG sont acquises.
Vous devez notamment maîtriser :
les principes comptables ;
les immobilisations ;
les amortissements ;
les dépréciations ;
les provisions ;
les capitaux propres ;
les instruments financiers ;
les impôts différés ;
les opérations en devises ;
les contrats à long terme.
Le sujet zéro ne prendra pas forcément le temps de vous réexpliquer ces mécanismes avant de vous demander de les intégrer dans un retraitement de consolidation.
Construire un périmètre de consolidation
Vous devez savoir déterminer :
le pourcentage de contrôle ;
la nature du contrôle ;
la méthode de consolidation ;
le pourcentage d’intérêt du groupe ;
les intérêts minoritaires.
Vous devez également comprendre les conséquences d’une rupture de chaîne de contrôle et les différences possibles entre les référentiels français et IFRS.
Une bonne réponse ne présente pas uniquement un pourcentage.
Elle explique comment il a été obtenu et pourquoi il conduit à une intégration globale, une mise en équivalence ou une exclusion.
Réaliser et justifier les retraitements
Le sujet zéro vous demande de corriger plusieurs traitements issus des comptes individuels.
Vous devez donc savoir :
identifier la différence entre les comptes individuels et les règles du groupe ;
expliquer pourquoi un retraitement est nécessaire ;
déterminer son incidence comptable ;
calculer l’impôt différé ;
enregistrer les écritures de bilan et de résultat.
Le corrigé limite parfois la justification à quelques lignes.
La difficulté consiste donc à être précis sans raconter l’histoire complète de la consolidation depuis l’invention de la partie double.
Comparer les référentiels français et IFRS
Vous devez comprendre les différences majeures entre :
le règlement ANC 2020-01 ;
les normes IFRS.
Le sujet zéro aborde notamment :
le périmètre de consolidation ;
les instruments financiers selon IFRS 9 ;
le coût amorti ;
le taux d’intérêt effectif ;
les écarts d’acquisition ;
la mise en équivalence.
L’objectif n’est pas uniquement de connaître deux traitements différents.
Vous devez comprendre pourquoi le choix du référentiel modifie l’information financière présentée aux utilisateurs.
Comptabiliser une restructuration
Pour une opération de fusion, vous devez être capable de suivre une véritable chaîne de raisonnement :
identifier la nature de l’opération ;
déterminer le rapport d’échange ;
vérifier son caractère équitable ;
calculer le nombre de titres à émettre ;
déterminer la valeur d’apport ;
calculer les impôts différés ;
traiter les provisions ;
comptabiliser l’opération ;
présenter les capitaux propres après la fusion.
La nouvelle UE 4 ajoute plus clairement la fiscalité à cette chaîne.
Vous devez donc éviter de traiter séparément la comptabilité et les conséquences fiscales.
Appliquer l’approche d’audit par les risques
Pour chaque situation, vous devez pouvoir relier quatre éléments :
Le fait ou le dysfonctionnement constaté
Le risque d’anomalies significatives
L’assertion concernée
La procédure d’audit adaptée
Par exemple, une croissance exceptionnelle des ventes en fin d’exercice peut créer un risque de comptabilisation anticipée du chiffre d’affaires.
L’assertion concernée peut être la séparation des exercices ou la réalité des opérations.
La procédure peut consister à contrôler un échantillon de factures, bons de livraison et encaissements autour de la date de clôture.
Voilà une réponse complète.
Écrire seulement « il existe un risque sur le chiffre d’affaires » risque de laisser le correcteur légèrement sur sa faim.
Formuler une opinion d’audit
Vous devez savoir distinguer notamment :
la certification sans réserve ;
la certification avec réserve ;
le refus de certifier ;
l’impossibilité de certifier.
Votre conclusion dépend :
de la nature de l’anomalie ;
de son caractère significatif ;
de son étendue ;
des limitations rencontrées ;
des corrections réalisées par l’entité.
Le sujet zéro vous demande justement de comparer une anomalie non corrigée au seuil de signification avant de déterminer l’opinion appropriée.
Comprendre la double matérialité
La double matérialité repose sur deux dimensions.
La matérialité d’impact analyse les effets positifs ou négatifs, réels ou potentiels, de l’entreprise et de sa chaîne de valeur sur l’environnement et la société.
La matérialité financière analyse les risques et les opportunités de durabilité susceptibles d’affecter la performance, la situation financière ou les flux de trésorerie de l’entreprise.
Une information peut être matérielle selon l’une de ces dimensions ou selon les deux.
Maîtriser les bases de l’audit de durabilité
Vous devez connaître les principales étapes de la mission :
prise de connaissance de l’entité ;
planification ;
contrôle du processus de détermination des informations ;
vérification de la conformité avec les ESRS ;
contrôle des informations liées à la taxonomie ;
contrôle du balisage ;
appréciation des éléments collectés ;
synthèse et formulation de l’avis.
Vous devez également distinguer les quatre conclusions possibles :
avis de conformité ;
avis de conformité avec réserves ;
avis de non-conformité ;
impossibilité d’émettre un avis.
Présenter des écritures et des calculs lisibles
Une copie d’UE 4 doit être structurée.
Pour chaque calcul, présentez :
la formule ;
les données utilisées ;
le résultat ;
son interprétation.
Pour chaque écriture, indiquez clairement :
le compte ;
son intitulé ;
le débit ;
le crédit ;
le libellé.
Le correcteur doit pouvoir suivre votre raisonnement sans devoir reconstruire lui-même votre tableau de consolidation.

Le sujet zéro DSCG UE 4 passé au crible
Entrons maintenant dans le détail.
Le sujet vous place au sein du groupe Vive-Le-Vent, ou VLV.
La société mère, la SA MISTRAL, est située près de Lille.
Le groupe fabrique et commercialise du matériel pour les sports liés au vent :
chars à voile ;
kitesurf ;
planches à voile.
Le groupe connaît une forte expansion et possède plusieurs entités spécialisées dans les achats, la production et la commercialisation.
Aucune société du groupe n’est cotée.
Le groupe utilise le référentiel ANC 2020-01 et applique la méthode directe de consolidation.
Vous êtes en charge des affaires financières et comptables au sein de la société mère.
Dossier 1 : les comptes de groupe
Le premier dossier est particulièrement dense.
Il rassemble plusieurs thèmes qui pourraient presque constituer des dossiers indépendants.
Déterminer le périmètre de consolidation
La première question vous demande de construire un tableau présentant, pour chaque société :
le pourcentage de contrôle ;
la nature du contrôle ;
la méthode de consolidation ;
le pourcentage d’intérêt du groupe ;
le pourcentage d’intérêt des minoritaires.
Cette question teste plusieurs compétences simultanément.
Vous devez lire correctement l’organigramme, identifier les détentions directes et indirectes, repérer les éventuelles ruptures de chaîne et distinguer le contrôle de l’intérêt financier.
Le corrigé attend également que vous valorisiez la logique suivie, même lorsqu’une erreur de calcul apparaît ensuite.
Justifier l’obligation de consolider
Le sujet vous demande ensuite pourquoi le groupe doit établir des comptes consolidés.
La réponse repose sur le contrôle exclusif ou conjoint exercé sur plusieurs entreprises.
Vous devez donc relier les règles générales à la situation précise du groupe VLV.
Comparer ANC et IFRS
Le groupe n’étant pas coté, il a choisi le référentiel français.
Le sujet vous demande s’il aurait également pu appliquer les normes IFRS.
La réponse est positive.
Un groupe non coté peut choisir d’établir ses comptes consolidés selon le référentiel français ou selon les IFRS.
Vous devez ensuite analyser les conséquences que ce changement aurait sur une société particulière du périmètre.
Cette question montre que connaître les référentiels ne suffit pas.
Vous devez pouvoir mesurer l’impact concret du choix.
Retraiter un contrat à long terme
La société PONAN utilise la méthode de l’achèvement dans ses comptes individuels.
Le manuel de consolidation du groupe impose la méthode de l’avancement.
Vous devez donc homogénéiser les méthodes.
Le travail consiste à :
calculer le chiffre d’affaires selon l’avancement ;
déterminer l’écart de résultat ;
calculer l’impôt différé ;
enregistrer les écritures de consolidation.
Le sujet vous demande également de justifier le retraitement en quelques lignes.
Ce qu’il faut retenir : un retraitement n’est pas une écriture sortie de nulle part. Il répond à l’obligation d’utiliser des méthodes homogènes dans le groupe.
Éliminer une marge interne sur stocks
Une société du groupe a vendu des marchandises à une autre société du même groupe.
Une partie de la marge est toujours comprise dans les stocks à la clôture.
Du point de vue du groupe, cette marge n’est pas encore réalisée avec un tiers.
Vous devez donc :
éliminer la marge interne ;
ramener le stock à sa valeur avant cession ;
constater l’impôt différé ;
traiter l’impact au bilan et au résultat.
Ce qu’il faut retenir : lorsque vous raisonnez en consolidation, vous devez regarder le groupe comme une seule entité économique.
Retraiter des frais d’établissement
Les frais d’établissement ont été activés dans les comptes individuels de PONAN.
Le référentiel de consolidation impose leur comptabilisation en charges.
Vous devez annuler :
l’actif ;
les amortissements déjà enregistrés ;
les effets sur le résultat ;
les impôts différés concernés.
Cette question teste votre capacité à identifier une différence entre les comptes individuels et les comptes consolidés.
Retraiter un emprunt obligataire selon IFRS 9
La société AUTAN a émis un emprunt obligataire.
Le sujet vous demande notamment :
de rappeler les catégories d’instruments financiers ;
d’expliquer le coût amorti ;
de justifier le taux d’intérêt effectif ;
d’enregistrer les écritures IFRS.
Le taux d’intérêt effectif permet d’intégrer progressivement les intérêts, les primes et les frais de transaction dans le coût financier de l’emprunt.
Vous devez donc dépasser le simple taux nominal.
Ce qu’il faut retenir : entraînez-vous à expliquer le sens économique du taux d’intérêt effectif avant de lancer votre calculatrice dans une série d’actualisations.
Traiter un écart d’acquisition et une mise en équivalence
La dernière partie du dossier concerne la société GALERNE.
Vous devez :
déterminer la juste valeur de ses capitaux propres ;
calculer l’écart d’acquisition ;
présenter le partage des capitaux propres ;
appliquer la méthode directe ;
enregistrer les écritures relatives à la mise en équivalence.
Le dossier combine donc :
écarts d’évaluation ;
impôts différés ;
intérêts du groupe ;
intérêts minoritaires ;
écart d’acquisition ;
résultat postérieur à l’acquisition.
Ce qu’il faut retenir du dossier 1 : la consolidation reste extrêmement technique, mais chaque calcul doit être relié au référentiel et à l’information financière du groupe.
Dossier 2 : les opérations de restructuration
Le deuxième dossier porte sur une fusion entre les sociétés MOUSSON et ALIZÉ.
MOUSSON fabrique des voiles destinées aux chars et aux planches à voile.
ALIZÉ fabrique des voiles pour les bateaux.
Les deux sociétés souhaitent mutualiser leurs équipes, leurs ateliers et leurs forces commerciales afin de créer des synergies.
La société MOUSSON est détenue à 90 % par SIROCCO.
La société ALIZÉ est contrôlée par LOMBARDE, qui reste extérieure au groupe VLV.
Vérifier le rapport d’échange
Le sujet vous demande tout d’abord de vérifier le rapport d’échange proposé et d’apprécier son caractère équitable.
Vous devez utiliser les valeurs relatives des deux sociétés.
Le rapport d’échange détermine le nombre d’actions de la société absorbante qui seront remises aux actionnaires de la société absorbée.
Une erreur à ce stade peut modifier :
la répartition du capital ;
le contrôle de l’entité ;
la valeur reçue par les associés ;
l’équilibre global de l’opération.
Vous devez donc à la fois calculer et commenter.
Calculer l’augmentation de capital
À partir du rapport d’échange, vous devez déterminer :
le nombre d’actions à émettre ;
la valeur nominale ;
le montant de l’augmentation de capital.
La question semble mécanique.
Mais elle dépend directement de la qualité de votre analyse précédente.
Choisir le mode de valorisation des apports
Vous devez ensuite déterminer si les apports doivent être comptabilisés à leur valeur comptable ou à leur valeur réelle.
La réponse dépend notamment :
du contrôle exercé avant l’opération ;
du contrôle après l’opération ;
du sens de la fusion ;
de l’existence ou non d’un contrôle commun.
Vous devez expliquer la logique suivie avant d’utiliser les chiffres.
Décomposer les apports
Pour un montant global de trois millions d’euros, vous devez distinguer :
les éléments déjà comptabilisés dans le bilan d’ALIZÉ ;
les éléments non comptabilisés auparavant ;
les impôts différés ;
l’éventuel écart positif ou négatif de fusion.
Cette question représente bien l’évolution du programme.
La fiscalité différée n’est plus un élément totalement séparé de l’opération.
Elle participe directement à l’évaluation des apports.
Traiter une provision réglementée
Le sujet vous demande d’indiquer le sort d’une provision réglementée dans deux situations :
application du régime fiscal de faveur ;
application du régime de droit commun.
Vous devez donc comprendre que le choix du régime fiscal peut modifier le traitement de l’opération.
Enregistrer la fusion et présenter les capitaux propres
Les dernières questions vous demandent :
de comptabiliser l’opération chez MOUSSON ;
de présenter les capitaux propres après l’opération.
Vous devez faire apparaître notamment :
l’augmentation de capital ;
la prime de fusion ;
les apports reçus ;
les impôts différés ;
les éventuelles réserves ou provisions reprises.
Ce qu’il faut retenir du dossier 2 : la fusion doit être travaillée comme une seule opération économique, comptable et fiscale, et non comme trois chapitres indépendants.
Dossier 3 : audit financier et audit de durabilité
Le dernier dossier concerne la société TRAMONTANE.
La société connaît une forte croissance, mais ses procédures de contrôle interne restent peu formalisées.
Le service comptable a été désorganisé par l’augmentation du volume d’activité.
Le chiffre d’affaires est également fortement concentré autour de trois clients représentant 66 % du total.
Le commissaire aux comptes a identifié des risques significatifs sur le cycle ventes-clients.
Rappeler l’objectif de l’audit légal
La première question vous demande d’expliquer l’objectif principal d’une mission d’audit légal.
La mission vise à permettre au commissaire aux comptes d’exprimer une opinion sur la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes.
Il doit obtenir une assurance raisonnable que les comptes ne comportent pas d’anomalies significatives.
Le mot important reste « raisonnable ».
L’auditeur n’apporte jamais une garantie absolue que chaque écriture est parfaite.
Vérifier l’obligation de nommer un commissaire aux comptes
Vous devez utiliser les informations relatives à TRAMONTANE et vérifier si les seuils ou les règles applicables imposent la nomination d’un commissaire aux comptes.
La réponse doit être contextualisée.
Vous ne devez pas uniquement réciter les seuils.
Vous devez les comparer aux données de l’entreprise.
Comprendre le risque d’anomalies significatives
Le sujet vous demande ensuite de définir :
une anomalie significative ;
le risque d’anomalies significatives.
Vous devez expliquer pourquoi l’évaluation du risque intervient avant la planification des travaux.
L’auditeur utilise cette analyse pour déterminer :
les cycles prioritaires ;
la nature des procédures ;
l’étendue des tests ;
le calendrier des interventions ;
les compétences nécessaires.
Plus le risque est élevé, plus les travaux devront être adaptés.
Auditer le cycle ventes-clients
Le sujet vous demande d’identifier deux risques propres au cycle.
Plusieurs éléments doivent attirer votre attention :
croissance de 35 % du chiffre d’affaires ;
objectifs commerciaux ambitieux ;
opérations nombreuses en fin d’exercice ;
retard dans la facturation ;
retard dans les relances ;
concentration de la clientèle.
Vous devez ensuite rattacher chaque risque à une assertion.
Par exemple :
réalité ;
exhaustivité ;
séparation des exercices ;
évaluation ;
droits et obligations.
Enfin, vous devez proposer une procédure adaptée.
Pour un risque de comptabilisation anticipée du chiffre d’affaires, vous pourriez contrôler les factures, les bons de livraison et les encaissements autour de la clôture.
Pour un risque de dépréciation insuffisante des créances, vous pourriez examiner les retards de paiement, les encaissements postérieurs et la situation financière des clients.
Déterminer l’opinion du commissaire aux comptes
La note de synthèse indique notamment :
que le commissaire aux comptes a pu effectuer l’ensemble de ses travaux ;
que le seuil de signification est fixé à 50 000 euros ;
qu’une créance litigieuse de 35 000 euros n’a pas été corrigée.
L’anomalie reste inférieure au seuil de signification.
Elle ne remet donc pas en cause la régularité et la sincérité des comptes.
Le corrigé retient une certification sans réserve.
Comprendre la double matérialité
La partie consacrée à la durabilité suppose que le groupe prépare volontairement un rapport conforme aux ESRS.
Vous devez expliquer la différence entre :
la matérialité d’impact ;
la matérialité financière.
Vous devez ensuite identifier des Impacts, Risques ou Opportunités à partir du cas.
Le corrigé évoque notamment :
la dépendance à quelques clients ;
le risque de défaillance d’un client ;
les impacts environnementaux des matériaux utilisés ;
les risques liés à la biodiversité ;
les possibilités d’éco-conception ;
le développement de produits liés aux loisirs durables.
Cette partie est intéressante, car elle montre que l’analyse de durabilité ne doit pas être totalement séparée de l’analyse financière.
Une concentration de clientèle peut constituer un risque financier, social et commercial.
Présenter la démarche d’audit de durabilité
Vous devez ensuite citer les principales étapes de la mission :
prise de connaissance de l’entité ;
planification des travaux ;
contrôle du processus de détermination des informations ;
contrôle de conformité aux ESRS ;
contrôle des informations liées à la taxonomie ;
vérification du balisage ;
appréciation des éléments collectés ;
synthèse et formulation de l’avis.
Distinguer les différents avis
L’auditeur de durabilité peut émettre :
un avis de conformité ;
un avis de conformité assorti de réserves ;
un avis de non-conformité ;
une impossibilité d’émettre un avis.
L’avis dépend de la nature, de l’importance et de l’étendue des erreurs, omissions, incohérences ou limitations rencontrées.
Ce qu’il faut retenir du dossier 3 : l’audit de durabilité n’est pas une matière totalement distincte de l’audit financier. On retrouve la même logique générale : comprendre l’entité, analyser les risques, collecter des éléments probants et formuler une conclusion.
Ce que les trois dossiers nous apprennent
Après avoir décortiqué le sujet zéro, plusieurs tendances ressortent clairement.
La technique reste centrale
Le sujet contient toujours :
des pourcentages de contrôle ;
des retraitements ;
des impôts différés ;
des instruments financiers ;
des écarts d’acquisition ;
des écritures de fusion.
Les candidats qui espéraient remplacer leurs tableaux de consolidation par quelques paragraphes sur la durabilité risquent donc d’être légèrement déçus. 😅
Les justifications prennent davantage de place
Chaque traitement doit être relié :
au référentiel ;
à une règle ;
à un risque ;
à un objectif ;
à une conséquence.
Les référentiels doivent être comparés
Vous devez comprendre les différences entre les comptes individuels, les comptes consolidés français et les comptes IFRS.
La fiscalité des restructurations est intégrée
Le traitement fiscal ne doit plus être ajouté à la fin comme une petite note de bas de page.
Il influence directement les apports, les provisions et les impôts différés.
L’approche par les risques devient incontournable
En audit, vous devez systématiquement relier :
le contexte ;
le risque ;
l’assertion ;
la procédure ;
l’opinion.
La durabilité devient un vrai chapitre d’examen
Le sujet zéro consacre plusieurs questions à la double matérialité, aux IRO, à la démarche de vérification et aux avis de l’auditeur.
Il ne s’agit donc pas d’une petite notion ajoutée pour faire moderne.
Peut-on encore utiliser les anciennes annales du DSCG UE 4 ?
Oui.
Et elles restent indispensables.
Les fondamentaux de la consolidation, des fusions et de l’audit n’ont pas disparu.
Vous pouvez continuer à utiliser les annales du DSCG pour travailler :
les périmètres ;
les retraitements ;
les impôts différés ;
les écarts d’acquisition ;
la mise en équivalence ;
les tableaux de variation des capitaux propres ;
les fusions ;
les audits de cycles ;
les assertions ;
les procédures d’audit ;
les opinions du commissaire aux comptes.
Les anciennes annales sont particulièrement efficaces pour automatiser les calculs et apprendre à gérer les quatre heures d’épreuve.
Attention aux changements de programme
Toutes les anciennes questions ne doivent toutefois pas être traitées avec la même priorité.
Certaines opérations particulièrement complexes sont désormais explicitement exclues ou limitées.
Cela concerne notamment :
certaines opérations sans échange de titres ;
les restructurations transfrontalières ;
les scissions partielles complexes ;
les participations croisées ;
les situations de contrôle conjoint ;
les formalités juridiques détaillées ;
les conséquences sociales des restructurations ;
certaines particularités techniques de l’audit des comptes consolidés ;
les vérifications spécifiques étudiées dans d’autres UE.
Le nouveau programme ne demande pas non plus de maîtriser dans le détail toutes les normes thématiques ESRS.
En revanche, les anciennes annales ne permettent généralement pas de travailler :
la double matérialité ;
les IRO ;
la démarche d’audit de durabilité ;
les avis de conformité ;
le reporting conforme aux ESRS.
Vous devrez donc compléter vos entraînements avec le sujet zéro et des exercices spécifiques.
Notre avis sur le sujet zéro DSCG UE 4
Ce sujet zéro est très représentatif de l’évolution recherchée.
Il conserve une technicité élevée.
Le premier dossier est long, dense et mobilise plusieurs chapitres de consolidation.
Le deuxième exige une maîtrise complète du processus comptable et fiscal d’une fusion.
Le troisième demande au candidat de passer d’une analyse financière des risques à l’audit de durabilité.
La réforme ne rend donc pas l’UE 4 plus facile.
Elle cherche plutôt à la rendre plus cohérente avec les missions réellement exercées.
Un professionnel ne se contente pas de calculer un pourcentage de contrôle.
Il doit savoir expliquer pourquoi une société entre dans le périmètre.
Il ne se contente pas d’enregistrer une fusion.
Il doit en comprendre les conséquences financières, comptables et fiscales.
Il ne se contente pas de relever une anomalie.
Il doit mesurer sa significativité et décider de son impact sur l’opinion.
Enfin, il ne peut plus limiter l’audit aux seules données financières.
Les entreprises publient progressivement davantage d’informations sur leurs impacts, leurs risques environnementaux et leurs engagements sociaux.
Ces informations doivent elles aussi être vérifiées.
Le sujet zéro adresse donc un message assez clair :
la technique reste votre socle, mais le jugement professionnel devient votre véritable valeur ajoutée.
Pour préparer cette épreuve avec une méthode structurée, retrouvez notre cours de DSCG UE 4 Comptabilité et audit.
FAQ sur le sujet zéro DSCG UE 4 Comptabilité et audit
Qu’est-ce qu’un sujet zéro du DSCG ?
Un sujet zéro est un exemple destiné à illustrer les compétences attendues dans le nouveau programme.
Il permet de découvrir une structure possible de l’épreuve, les types de questions et le niveau de justification demandé.
Il ne constitue pas le futur sujet officiel de la session 2027.
Où télécharger le sujet zéro du DSCG UE 4 et son corrigé ?
Vous pouvez les retrouver sur cette page et dans notre article consacré aux guides pédagogiques et sujets zéro du DSCG.
Quelle est la durée de la nouvelle épreuve de Comptabilité et audit ?
Le sujet zéro prévoit une durée de quatre heures.
L’épreuve possède un coefficient 1,5.
Combien de dossiers comporte le sujet zéro ?
Le sujet zéro comporte trois dossiers :
comptes de groupe ;
opérations de restructuration ;
audit financier et audit de durabilité.
Combien d’annexes sont fournies ?
Le sujet comporte onze annexes.
Quatre concernent les comptes de groupe, quatre la fusion et trois l’audit.
La calculatrice est-elle autorisée ?
Oui.
Le sujet zéro autorise :
les calculatrices avec mode examen actif ;
les calculatrices sans mémoire de type « collège ».
Le plan comptable général est-il autorisé ?
Oui.
La liste des comptes du plan comptable général est autorisée, à l’exclusion de toute autre information.
Les écritures doivent-elles comporter les numéros de comptes ?
Oui.
Le sujet demande que les écritures comportent les numéros et les intitulés des comptes ainsi qu’un libellé.
Les normes IFRS sont-elles toujours importantes ?
Oui.
Le nouveau programme intègre les normes internationales directement dans le bloc consacré au reporting financier des groupes.
Le sujet zéro contient notamment des questions sur IFRS 9, le coût amorti et le taux d’intérêt effectif.
Faut-il connaître toutes les normes IFRS en détail ?
Non.
Vous devez maîtriser les normes et mécanismes expressément intégrés au programme, ainsi que leurs principales différences avec le référentiel français.
L’objectif n’est pas de mémoriser l’intégralité du corpus IFRS.
Qu’est-ce que la double matérialité ?
La double matérialité analyse une question de durabilité sous deux angles :
les impacts de l’entreprise sur l’environnement et la société ;
les risques et opportunités de durabilité qui peuvent affecter financièrement l’entreprise.
Une information peut être matérielle selon l’un de ces deux axes ou selon les deux.
Faut-il maîtriser toutes les normes ESRS ?
Non.
Le programme demande une compréhension globale de leur architecture et de leurs principes.
Il n’est pas attendu que vous maîtrisiez dans le détail toutes les normes thématiques ni que vous construisiez intégralement un reporting de durabilité.
Quels avis peut émettre l’auditeur de durabilité ?
L’auditeur peut émettre :
un avis de conformité ;
un avis de conformité assorti de réserves ;
un avis de non-conformité ;
une impossibilité d’émettre un avis.
Les anciennes annales de l’UE 4 sont-elles encore utiles ?
Oui.
Elles restent indispensables pour travailler la consolidation, les fusions et l’audit financier.
Elles devront toutefois être complétées par des exercices consacrés à l’audit de durabilité.
Comment bien travailler le sujet zéro DSCG UE 4 ?
Commencez par le réaliser en quatre heures, avec uniquement le matériel autorisé.
Après la correction, identifiez séparément vos faiblesses en :
consolidation ;
normes IFRS ;
restructurations ;
fiscalité ;
audit financier ;
audit de durabilité ;
présentation des écritures ;
gestion du temps.
Refaites ensuite les questions ratées quelques jours plus tard.
Lire les écritures du corrigé en se disant « oui, c’est logique » ne constitue malheureusement pas une technique de consolidation officiellement reconnue. 😅



