Annales DSCG UE 2 : sujets PDF 2016-2025 (+ réforme 2027)
- Sylvain Guillet

- il y a 46 minutes
- 20 min de lecture
L’UE 2 Finance du DSCG vous demande de maîtriser les principaux outils de la finance d’entreprise, mais surtout de savoir les utiliser pour éclairer une décision.
Vous devez être capable d’établir un diagnostic financier, d’évaluer une entreprise, d’analyser un investissement, de comparer plusieurs modes de financement et de proposer une stratégie de couverture des risques.
Sur cette page, vous retrouverez :
Vous recherchez les sujets des autres matières ? Retrouvez-les sur notre page consacrée à toutes les annales du DSCG.
Annales DSCG UE 2 de 2016 à 2025
L’épreuve de Finance dure trois heures, possède un coefficient de 1 et permet d’obtenir 15 crédits européens.
Elle prend généralement la forme d’une étude de cas composée de plusieurs dossiers indépendants. Les questions peuvent porter sur le diagnostic financier, l’évaluation d’entreprise, les décisions d’investissement et de financement, les marchés financiers ou la gestion des risques.
Aucun document n’est habituellement autorisé. L’utilisation de la calculatrice dépend des règles applicables à la session. Vous devez donc vérifier les consignes figurant sur votre convocation.
Pour mieux comprendre l’organisation du diplôme et les attentes de chaque épreuve, consultez également notre guide complet du DSCG.
Les annales permettent de repérer les méthodes récurrentes, de vous entraîner à présenter clairement vos calculs et surtout d’apprendre à interpréter les résultats obtenus.
Quels sont les thèmes tombés au DSCG UE 2 entre 2016 et 2025 ?
L’UE 2 couvre un programme particulièrement large.
Les sujets associent généralement plusieurs dimensions de la finance : diagnostic, évaluation, investissement, financement, marchés, ingénierie financière, gouvernance et gestion des risques.
Une partie du sujet peut être très calculatoire, tandis qu’une autre vous demande de rédiger une analyse ou de formuler des recommandations.
DSCG UE 2 - Session 2025
Le sujet 2025 comportait trois dossiers consacrés à une décision d’investissement, à une opération de LBO et à une levée de fonds en equity crowdfunding.
Il portait notamment sur :
la détermination du bêta économique à partir de sociétés comparables ;
le désendettement et le réendettement d’un bêta ;
le modèle d’évaluation des actifs financiers ;
le calcul du coût des capitaux propres ;
la détermination du coût moyen pondéré du capital ;
l’étude de deux projets mutuellement exclusifs ;
le calcul des flux de trésorerie prévisionnels ;
la valeur actuelle nette ;
le taux de rentabilité interne ;
la valeur actuelle nette globale ;
les conflits de classement entre la VAN et le TRI ;
la détermination d’un investissement maximal compatible avec une VAN nulle ;
les principes d’une opération de leveraged buy-out ;
la constitution et le financement d’une holding de reprise ;
les dettes senior et junior ;
la capacité de remboursement de la holding ;
les conditions de réussite d’un LBO ;
le choix d’une plateforme de financement participatif ;
le nombre d’investisseurs nécessaires à une levée de fonds ;
le coût d’une opération d’equity crowdfunding ;
les conséquences de l’ouverture du capital sur la gouvernance ;
la politique de distribution de dividendes.
Cette session associait donc les fondamentaux de l’investissement à deux formes de financement du développement : le LBO et le financement participatif en capital.
Moyenne nationale : 9,06/20 Taux de réussite : 43 %
DSCG UE 2 - Session 2024
Le sujet 2024 portait sur l’évaluation du groupe Bel, sa gouvernance et sa politique de responsabilité sociale et environnementale.
Les principaux thèmes étaient :
la détermination d’un taux de rentabilité exigé avec le MEDAF ;
le coût des capitaux propres ;
le coût moyen pondéré du capital ;
l’évaluation d’une entreprise par les flux de trésorerie disponibles ;
la méthode DCF ;
la valeur terminale ;
l’évaluation par les multiples sectoriels ;
le multiple valeur globale de l’entreprise sur résultat d’exploitation ;
le passage de la valeur d’entreprise à la valeur des capitaux propres ;
la détermination d’une valeur par action ;
le calcul d’une prime offerte aux actionnaires ;
la définition d’une fourchette de négociation ;
l’offre publique de retrait ;
le retrait obligatoire ;
les motivations d’une sortie de la cote ;
les conséquences d’un retrait sur la gouvernance ;
la séparation des fonctions de président du conseil et de directeur général ;
la représentation équilibrée des femmes et des hommes au conseil d’administration ;
la distinction entre RSE et critères ESG ;
la relation entre performance extrafinancière et performance financière ;
la théorie des parties prenantes ;
la distinction entre valeur actionnariale et valeur partenariale ;
la société à mission ;
l’actionnariat salarié.
Le sujet demandait donc de relier l’évaluation financière aux décisions de gouvernance et aux enjeux de durabilité.
Moyenne nationale : 8,17/20 Taux de réussite : 30,68 %
DSCG UE 2 - Session 2023
Le sujet 2023 comportait trois dossiers consacrés aux options réelles, à la gouvernance, à l’évaluation d’entreprise et à la gestion du risque de taux.
Il abordait notamment :
les hypothèses du modèle de Black et Scholes ;
la distinction entre une option financière et une option réelle ;
l’option d’expansion d’un projet ;
l’évaluation d’une option réelle ;
l’intégration de la flexibilité dans une décision d’investissement ;
les mécanismes internes et externes de gouvernance ;
la géographie du capital ;
le rôle des administrateurs indépendants ;
le coût moyen pondéré du capital ;
le calcul d’une covariance ;
l’évaluation par les flux de trésorerie disponibles ;
l’évaluation par les multiples de chiffre d’affaires ;
l’évaluation par les multiples de résultat d’exploitation ;
le price earning ratio ;
les méthodes d’évaluation d’un fonds de commerce ;
la déclaration de performance extrafinancière ;
les agences de notation extrafinancière ;
les critères ESG ;
le fonctionnement d’un swap de taux ;
la couverture d’un emprunt à taux variable.
Cette annale associait des techniques d’évaluation avancées à des questions de gouvernance, de RSE et de gestion des risques financiers.
Moyenne nationale : 6,30/20 Taux de réussite : 14,75 %
DSCG UE 2 - Session 2022
Le sujet 2022 était principalement consacré au diagnostic financier, à la gouvernance, à l’efficience des marchés et à la RSE.
Les thèmes abordés comprenaient :
l’analyse de l’activité ;
l’évolution des marges ;
la rentabilité économique ;
la rentabilité financière ;
l’effet de levier financier ;
la liquidité ;
la solvabilité ;
l’endettement ;
la capacité de remboursement ;
l’approche actionnariale de la gouvernance ;
les conflits d’agence ;
le départ d’un dirigeant ;
les indemnités de départ ;
les recommandations du code AFEP-MEDEF ;
l’efficience informationnelle des marchés ;
les différentes formes d’efficience ;
les travaux d’Eugene Fama ;
la réaction du cours de bourse à une information ;
les apports de la finance comportementale ;
la gouvernance partenariale ;
l’identification des parties prenantes ;
la matrice de matérialité ;
les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance ;
la création de valeur durable.
Le candidat devait donc associer l’analyse chiffrée des performances à une réflexion plus large sur la gouvernance et la responsabilité de l’entreprise.
Moyenne nationale : 9,73/20 Taux de réussite : 52,49 %
DSCG UE 2 - Session 2021
Le sujet 2021 était organisé autour de trois ensembles : une décision d’investissement immobilier, une opération de restructuration et la couverture du risque de change.
Il portait notamment sur :
l’espérance de rentabilité ;
la variance et l’écart-type ;
la covariance ;
le bêta ;
la relation entre rentabilité et risque ;
les caractéristiques du marché immobilier ;
les différentes formes d’investissement en capital ;
le rôle de Bpifrance ;
les flux de trésorerie d’un projet immobilier ;
les critères de sélection d’un investissement ;
les motivations d’une opération de fusion ;
la détermination d’une parité d’échange ;
le nombre de titres à émettre ;
le cours théorique de l’action après l’opération ;
la prime de contrôle ;
l’identification du risque de change ;
la couverture à terme ;
les options de change ;
les avantages et les risques des cryptoactifs ;
le Bitcoin ;
le projet d’euro numérique ;
la couverture d’une créance libellée en devise étrangère.
Le sujet demandait de passer rapidement de la gestion de portefeuille à l’ingénierie financière, puis à la gestion des risques internationaux.
Moyenne nationale : non précisée Taux de réussite : 24 %
DSCG UE 2 - Session 2020
Le sujet 2020 portait sur la création de valeur, le financement obligataire, la gestion de trésorerie et l’évaluation d’une start-up.
Les principaux thèmes étaient :
la valeur économique ajoutée ;
le calcul de l’EVA ;
le coût moyen pondéré du capital ;
la relation entre politique de dividendes et création de valeur ;
les caractéristiques d’un emprunt obligataire ;
le prix d’émission d’une obligation ;
le taux actuariel ;
le coupon couru ;
la valeur de revente d’une obligation ;
la duration ;
la sensibilité ;
le risque de taux ;
le fonctionnement d’un collar ;
les avantages et les limites d’une couverture ;
la gestion centralisée de la trésorerie ;
la compensation des créances et des dettes intragroupe ;
le netting ;
les différentiels de taux ;
l’utilisation de la blockchain dans les transactions financières ;
les limites des méthodes traditionnelles pour évaluer une start-up ;
les facteurs spécifiques à l’évaluation d’une jeune entreprise ;
la méthode du capital-risque ou Venture Capital Method.
Cette annale permet de travailler à la fois la finance de marché, la gestion du risque de taux et les spécificités de l’évaluation d’une entreprise innovante.
Moyenne nationale : non précisée Taux de réussite : 34 %
DSCG UE 2 - Session 2019
Le sujet 2019 reposait sur l’étude de l’entreprise Editlivres après la réalisation d’un montage financier.
Il abordait notamment :
le diagnostic financier avant et après l’opération ;
la marge d’EBITDA ;
la rentabilité économique ;
la rentabilité financière ;
le niveau d’endettement ;
le gearing ;
la capacité de remboursement ;
l’analyse d’un tableau de flux de trésorerie ;
la notation financière ;
le rôle des agences de notation ;
le coût de la dette ;
le coût des capitaux propres ;
le coût moyen pondéré du capital ;
l’évaluation par les flux de trésorerie disponibles ;
les limites de la méthode DCF ;
le risque de taux d’un portefeuille obligataire ;
la duration ;
la sensibilité ;
les stratégies de couverture ;
les conséquences d’un montage financier sur l’endettement et la création de valeur.
Le sujet exigeait donc de comprendre les effets d’une opération financière sur la structure, la rentabilité et la valeur de l’entreprise.
Le sujet accordait une place importante à la comparaison entre plusieurs montages juridiques et à leurs conséquences pour les parties prenantes.
Moyenne nationale : non publiée Taux de réussite : 31 %
DSCG UE 2 - Session 2018
Le sujet 2018 était principalement consacré au groupe LVMH.
Les thèmes abordés comprenaient :
le calcul d’une rentabilité moyenne ;
la variance ;
l’écart-type ;
la covariance ;
le bêta d’un titre ;
la mesure du risque de marché ;
la comparaison entre la rentabilité et le risque de plusieurs titres ;
le diagnostic financier à partir des comptes consolidés ;
l’analyse de la profitabilité ;
la rentabilité économique ;
la rentabilité financière ;
l’endettement ;
la solvabilité ;
la liquidité ;
le financement de l’innovation ;
les différentes sources de financement accessibles aux entreprises innovantes ;
les avantages et les limites de ces modes de financement.
Cette annale associait donc l’analyse boursière au diagnostic d’un grand groupe et à une réflexion sur le financement de l’innovation.
Le sujet associait une importante variété de thèmes et imposait de passer rapidement d’un raisonnement contractuel à un raisonnement fiscal, social ou pénal.
Moyenne nationale : non publiée Taux de réussite : 27 %
DSCG UE 2 - Session 2017
Le sujet 2017 était consacré à l’introduction en bourse de la société Carbios.
Il portait notamment sur :
les objectifs d’une introduction en bourse ;
les avantages et les inconvénients de la cotation ;
le placement privé comme solution alternative ;
le mécanisme de surallocation ;
l’option de surallocation ou greenshoe ;
la dilution des actionnaires ;
l’évaluation de l’entreprise par les flux de trésorerie disponibles ;
la justification de la méthode retenue ;
les limites de la méthode des comparables ;
le calcul de la valeur des capitaux propres ;
la détermination d’un prix par action ;
le flottant ;
le regroupement d’actions ;
l’identification des risques financiers d’une entreprise internationale ;
les conditions nécessaires à la mise en place d’une couverture ;
les instruments de couverture des risques de change et de taux.
Cette annale reste particulièrement utile pour travailler les opérations de marché et les conséquences financières d’une introduction en bourse.
Moyenne nationale : non publiée Taux de réussite : 51 %
DSCG UE 2 - Session 2016
Le sujet 2016 portait notamment sur le groupe GLI et sur une opération de croissance externe.
Les principaux thèmes étaient :
le diagnostic financier à partir des comptes consolidés ;
l’analyse de l’activité et des résultats ;
la rentabilité financière ;
le gearing ;
la capacité de remboursement ;
la couverture des charges d’intérêt ;
le coût de la dette ;
le bêta de l’actif économique ;
le bêta de la dette ;
le bêta des capitaux propres ;
le coût des capitaux propres ;
le coût moyen pondéré du capital ;
la prévision des flux de trésorerie disponibles ;
l’évaluation par la méthode DCF ;
le passage de la valeur d’entreprise à la valeur des capitaux propres ;
les motivations stratégiques et financières d’une opération de croissance externe ;
les différentes modalités de rapprochement ;
les limites et les risques d’une acquisition.
Cette session permet de travailler l’enchaînement complet entre diagnostic, détermination du taux d’actualisation, prévision des flux et évaluation.
Moyenne nationale : non publiée Taux de réussite : 27 %
Sujets corrigés et guides pédagogiques de la nouvelle réforme du DSCG 2026-2027
Le nouveau programme de l’UE 2 entre en application à compter de la session 2027.
Pour comprendre les nouvelles compétences attendues, commencez par consulter le guide pédagogique de l’UE 2.
Réalisez ensuite le sujet zéro de Finance dans les conditions de l’examen.
Une fois le travail terminé, comparez votre raisonnement avec les éléments indicatifs de corrigé.
Le corrigé ne doit pas simplement vous servir à vérifier un résultat. Utilisez-le pour comprendre :
la méthode attendue ;
la présentation des calculs ;
le niveau de justification nécessaire ;
la manière d’interpréter les résultats ;
la formulation des recommandations.
Comment utiliser les anciennes annales avec la réforme du DSCG 2027 ?
Le nouveau programme conserve les grands fondamentaux de la finance d’entreprise, mais renforce leur utilisation dans une logique de décision, de conseil et de gestion des risques.
Les anciennes annales restent donc très utiles.
Vous devez toutefois compléter les sujets historiques avec les nouvelles dimensions relatives à la finance durable, à la gouvernance, à la conformité et aux risques extrafinanciers.
Ce que vous pouvez conserver
Vous pouvez continuer à utiliser les anciennes annales pour travailler :
le diagnostic financier ;
l’analyse des comptes consolidés ;
la rentabilité économique et financière ;
la structure financière ;
la solvabilité ;
la liquidité ;
le coût du capital ;
le MEDAF ;
les décisions d’investissement ;
la valeur actuelle nette ;
le taux de rentabilité interne ;
l’évaluation d’entreprise ;
les méthodes DCF ;
les multiples ;
les opérations de croissance externe ;
les introductions en bourse ;
les LBO ;
le financement obligataire ;
la gestion de trésorerie ;
le risque de taux ;
le risque de change ;
les produits dérivés ;
la gouvernance ;
la finance comportementale ;
la formulation de recommandations financières.
Une organisation du programme autour de sept grandes parties
Le nouveau programme de l’UE 2 est structuré en sept grandes parties.
1. Établir un diagnostic financier approfondi
Ce premier bloc vous demande d’analyser la situation financière d’une organisation à partir de comptes sociaux ou consolidés.
Il comprend notamment :
l’analyse de l’activité ;
la formation du résultat ;
la rentabilité économique ;
la rentabilité financière ;
l’effet de levier ;
la structure financière ;
l’endettement ;
la solvabilité ;
la liquidité ;
la capacité à générer des flux de trésorerie ;
la comparaison avec les entreprises du secteur ;
l’identification des forces et des risques financiers.
L’objectif n’est pas d’aligner des ratios. Vous devez sélectionner les indicateurs pertinents et construire un diagnostic cohérent.
2. Analyser la performance durable et la responsabilité de l’entreprise
Ce deuxième bloc élargit l’analyse financière aux dimensions environnementales, sociales et de gouvernance.
Il porte notamment sur :
la responsabilité sociale et environnementale ;
les critères ESG ;
les parties prenantes ;
la création de valeur partenariale ;
les indicateurs extrafinanciers ;
la double matérialité ;
la performance globale ;
la société à mission ;
le financement de la transition ;
les effets des engagements environnementaux et sociaux sur les performances ;
les risques de réputation ;
l’analyse des informations de durabilité.
Vous devez donc être capable de relier les engagements de l’organisation à ses risques, à son financement et à sa création de valeur.
3. Maîtriser les méthodes d’évaluation d’entreprise
Ce troisième bloc regroupe les principales méthodes permettant d’estimer la valeur d’une entreprise.
Il comprend notamment :
l’approche patrimoniale ;
l’actif net comptable ;
l’actif net comptable corrigé ;
les méthodes fondées sur les flux ;
les flux de trésorerie disponibles ;
la méthode DCF ;
la valeur terminale ;
le coût du capital ;
le MEDAF ;
les méthodes analogiques ;
les multiples ;
la valeur d’entreprise ;
la valeur des capitaux propres ;
les spécificités des entreprises innovantes ;
les limites de chaque méthode ;
la construction d’une fourchette de valeur.
Le choix de la méthode doit toujours être justifié au regard du profil de l’entreprise et de l’objectif de l’évaluation.
4. Maîtriser les opérations d’ingénierie financière
Ce quatrième bloc porte sur les opérations qui modifient la structure du capital ou le contrôle d’une entreprise.
Il comprend notamment :
les augmentations de capital ;
les introductions en bourse ;
les offres publiques ;
les opérations de retrait ;
les fusions et acquisitions ;
la croissance externe ;
les LBO ;
les holdings de reprise ;
les dettes senior et junior ;
les primes de contrôle ;
la dilution ;
les pactes d’actionnaires ;
les conséquences des opérations sur la gouvernance ;
la création et la destruction de valeur.
Vous devez analyser l’opération du point de vue de l’entreprise, de ses dirigeants, de ses investisseurs et de ses créanciers.
5. Analyser les marchés financiers et leurs instruments
Ce cinquième bloc concerne le fonctionnement des marchés et la valorisation des principaux instruments financiers.
Il porte notamment sur :
l’organisation des marchés ;
l’efficience informationnelle ;
la finance comportementale ;
la relation entre rentabilité et risque ;
la diversification ;
le risque systématique ;
le bêta ;
le MEDAF ;
les actions ;
les obligations ;
le taux actuariel ;
la duration ;
la sensibilité ;
les produits dérivés ;
les options ;
les contrats à terme ;
l’utilisation des instruments de marché dans une stratégie financière.
Les calculs doivent être systématiquement accompagnés d’une interprétation économique et financière.
6. Gérer les risques et la trésorerie
Ce sixième bloc porte sur l’identification, la mesure et la couverture des risques auxquels une organisation est exposée.
Il comprend notamment :
le risque de taux ;
le risque de change ;
le risque de liquidité ;
le risque de contrepartie ;
le risque de crédit ;
les risques climatiques ;
les risques cyber ;
les risques de réputation ;
les contrats à terme ;
les options ;
les swaps ;
les collars ;
la centralisation de trésorerie ;
le netting ;
les stratégies de couverture ;
le coût et les limites de chaque instrument.
Le candidat doit être capable de proposer une couverture adaptée sans chercher à supprimer tous les risques à n’importe quel coût.
7. Conseiller sur les décisions d’investissement et de financement
Ce dernier bloc vous demande d’accompagner une organisation dans ses choix financiers.
Il porte notamment sur :
la construction des flux d’un projet ;
la valeur actuelle nette ;
le taux de rentabilité interne ;
les projets mutuellement exclusifs ;
les décisions en avenir incertain ;
les arbres de décision ;
les options réelles ;
le choix d’un mode de financement ;
la dette ;
les capitaux propres ;
le financement obligataire ;
le financement participatif ;
les financements durables ;
le coût des ressources ;
les conséquences sur la structure financière ;
la formulation d’une recommandation argumentée.
L’objectif n’est plus seulement de déterminer si un projet est rentable. Vous devez expliquer dans quelles conditions il doit être retenu et comment il peut être financé.
De nouvelles dimensions à intégrer
La réforme accorde une place plus explicite :
à la finance durable ;
aux critères ESG ;
à la double matérialité ;
aux informations extrafinancières ;
à la gouvernance ;
à l’éthique des affaires ;
à la conformité ;
à la prévention de la fraude et de la corruption ;
à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ;
aux risques climatiques ;
aux risques cyber ;
aux risques de réputation ;
à la formulation d’un conseil professionnel ;
à la prise en compte des attentes des parties prenantes.
Une décision financière ne doit donc plus être analysée uniquement à partir de sa rentabilité immédiate.
Vous devez également considérer ses risques, ses conséquences sur la gouvernance et sa compatibilité avec la stratégie durable de l’organisation.
Certains fondamentaux deviennent des prérequis
Le nouveau programme considère que plusieurs notions ont déjà été étudiées dans l’UE 6 Finance d’entreprise du DCG.
Vous devez notamment maîtriser avant de commencer l’UE 2 :
l’actualisation et la capitalisation ;
les intérêts simples et composés ;
les annuités ;
le diagnostic financier de base ;
les soldes intermédiaires de gestion ;
la capacité d’autofinancement ;
le fonds de roulement ;
le besoin en fonds de roulement ;
la trésorerie nette ;
les ratios essentiels ;
les principales sources de financement ;
le calcul des flux d’un projet ;
la valeur actuelle nette ;
le taux de rentabilité interne.
Ces notions ne disparaissent pas. Elles doivent être suffisamment maîtrisées pour être mobilisées dans des situations plus complexes.
Comment réussir l’UE 2 du DSCG ?
Connaître les formules est indispensable, mais cela ne suffit pas.
L’épreuve évalue surtout votre capacité à choisir la bonne méthode, à présenter un calcul compréhensible, à interpréter le résultat et à formuler une recommandation.
Commencez par identifier la décision à prendre
Avant de calculer, demandez-vous ce que le sujet cherche réellement à déterminer.
Il peut s’agir :
d’accepter ou de refuser un investissement ;
de choisir entre plusieurs projets ;
d’estimer la valeur d’une entreprise ;
de sélectionner un financement ;
de mesurer un risque ;
de choisir un instrument de couverture ;
d’évaluer les conséquences d’une opération financière ;
de conseiller un dirigeant ou un investisseur.
Le calcul n’est qu’un outil au service de cette décision.
Présentez les formules avant l’application numérique
N’inscrivez pas directement un résultat sans expliquer comment vous l’avez obtenu.
Présentez :
La formule utilisée.
Les données retenues.
Le calcul intermédiaire.
Le résultat.
Son interprétation.
Cette présentation permet au correcteur de suivre votre raisonnement et de vous attribuer des points même si une erreur numérique intervient en cours de calcul.
Interprétez chaque résultat
Une VAN de 150 000 € ne constitue pas à elle seule une réponse complète.
Vous devez préciser que le projet crée, selon les hypothèses retenues, une valeur actuelle de 150 000 € et qu’il peut donc être accepté.
Après chaque calcul, demandez-vous :
Que signifie le résultat ?
Est-il favorable ou défavorable ?
À quoi doit-il être comparé ?
Quelle décision permet-il de prendre ?
Quelles sont ses limites ?
Une copie composée uniquement de chiffres ne répond pas aux attentes du DSCG.
Distinguez toujours valeur d’entreprise et valeur des capitaux propres
Cette confusion est fréquente dans les dossiers d’évaluation.
La valeur d’entreprise correspond à la valeur de l’activité indépendamment de son mode de financement.
Pour obtenir la valeur des capitaux propres, vous devez généralement :
partir de la valeur d’entreprise ;
retrancher l’endettement financier net ;
ajouter, lorsque cela est pertinent, les actifs financiers ou les éléments hors exploitation ;
tenir compte des autres ajustements demandés.
Vérifiez toujours précisément ce que la question vous demande de calculer.
Justifiez le choix de la méthode d’évaluation
Une méthode DCF, une méthode patrimoniale et une méthode par les multiples ne répondent pas exactement aux mêmes objectifs.
Votre justification peut porter sur :
la maturité de l’entreprise ;
la fiabilité des prévisions ;
la nature de son activité ;
l’existence de sociétés comparables ;
le poids de ses actifs ;
sa rentabilité ;
son niveau de risque ;
la disponibilité des données ;
l’objectif de l’évaluation.
Lorsque plusieurs méthodes sont utilisées, expliquez les écarts obtenus au lieu de calculer mécaniquement une moyenne.
Construisez un diagnostic, pas une liste de ratios
Un diagnostic financier doit raconter une histoire cohérente.
Vous pouvez organiser votre réponse autour de quatre questions :
L’activité et les marges progressent-elles ?
L’entreprise est-elle rentable ?
Sa structure financière est-elle équilibrée ?
Est-elle capable de financer son développement et de rembourser ses dettes ?
Sélectionnez ensuite les indicateurs réellement utiles pour répondre à ces questions.
Maîtrisez les unités et les conventions
De nombreuses erreurs viennent d’une mauvaise lecture des unités.
Vérifiez systématiquement :
si les montants sont exprimés en euros, milliers ou millions d’euros ;
si les taux doivent être utilisés sous forme décimale ;
si les flux sont placés en début ou en fin de période ;
si le taux est annuel, mensuel ou semestriel ;
si les données sont avant ou après impôt ;
si les flux concernent l’entreprise ou les actionnaires ;
si le calcul porte sur une valeur de marché ou une valeur comptable.
Indiquez clairement l’unité du résultat final.
Adoptez une méthode structurée pour les risques
Pour une question consacrée à la gestion des risques :
Identifiez précisément l’exposition.
Déterminez le sens du risque.
Mesurez le montant et l’échéance concernés.
Présentez les instruments disponibles.
Calculez le résultat de chaque solution.
Comparez leurs avantages, leurs coûts et leurs limites.
Recommandez la couverture la plus adaptée.
Ne choisissez pas un produit dérivé simplement parce que vous connaissez sa formule.
Ne négligez pas les questions rédactionnelles
Les questions de gouvernance, de RSE, de finance comportementale ou d’éthique peuvent représenter plusieurs points.
Votre réponse doit comporter :
une définition précise ;
une explication du mécanisme ;
une application aux faits du sujet ;
une conclusion ou une recommandation.
Évitez de réciter un chapitre entier sans lien avec la situation proposée.
Gérez votre temps en fonction du barème
L’épreuve dure trois heures.
Sur une épreuve notée sur 20 points, un point représente approximativement neuf minutes de travail.
Cette durée comprend :
la lecture de la question ;
la recherche des données ;
le choix de la méthode ;
les calculs ;
l’interprétation ;
la rédaction ;
la relecture.
Ne consacrez pas trente minutes à une question notée un point en négligeant un dossier entier.
Apprenez à utiliser rapidement votre calculatrice
Votre calculatrice doit vous faire gagner du temps.
Vous devez notamment savoir utiliser sans hésitation :
les puissances ;
les racines ;
les logarithmes lorsque le programme les mobilise ;
les fonctions statistiques ;
les calculs de moyenne et d’écart-type ;
les mémoires ;
la résolution d’équations financières lorsque le modèle le permet.
Entraînez-vous avec la calculatrice que vous utiliserez le jour de l’épreuve.
Mentionnez vos hypothèses
Lorsque le sujet ne fournit pas toutes les informations nécessaires, indiquez clairement l’hypothèse retenue.
Vous pouvez écrire :
« En l’absence d’information complémentaire, nous supposerons que les flux interviennent en fin de période. »
Une hypothèse explicite montre que votre choix est volontaire et permet au correcteur de suivre votre raisonnement.
Travaillez des dossiers complets
Les exercices isolés sont utiles pour apprendre une méthode. Ils ne suffisent toutefois pas à préparer l’épreuve.
Vous devez également réaliser des sujets complets pour apprendre à :
passer rapidement d’un thème à un autre ;
sélectionner les informations pertinentes ;
gérer votre temps ;
maintenir une présentation claire ;
traiter les questions rédactionnelles ;
poursuivre un dossier malgré une difficulté de calcul.

FAQ sur les annales du DSCG UE 2
Où télécharger les annales du DSCG UE 2 ?
Les sujets officiels de Finance de 2016 à 2025 sont disponibles dans le tableau situé en haut de cette page.
Vous pouvez également retrouver les sujets des autres matières sur notre page dédiée aux annales du DSCG.
Quels sont les thèmes qui tombent le plus souvent en DSCG UE 2 ?
Les sujets portent régulièrement sur :
le diagnostic financier ;
le coût du capital ;
le MEDAF ;
l’évaluation d’entreprise ;
les décisions d’investissement ;
les opérations d’ingénierie financière ;
les marchés financiers ;
les obligations ;
les risques de taux et de change ;
les instruments de couverture ;
la gouvernance ;
la création de valeur.
La combinaison exacte varie toutefois chaque année. Faire une impasse complète sur une partie du programme reste donc risqué.
Quel est le taux de réussite au DSCG UE 2 ?
Le taux de réussite varie fortement selon les sessions.
Il était de :
43 % en 2025 ;
30,68 % en 2024 ;
14,75 % en 2023 ;
52,49 % en 2022 ;
24 % en 2021.
Ces écarts montrent que le niveau de difficulté du sujet et la maîtrise des thèmes proposés peuvent fortement influencer les résultats.
Quelle est la durée de l’épreuve du DSCG UE 2 ?
L’épreuve dure trois heures.
Elle possède un coefficient de 1 et correspond à 15 crédits européens.
Les documents sont-ils autorisés pendant l’épreuve ?
Aucun document n’est habituellement autorisé pendant l’épreuve de Finance.
Les règles relatives aux calculatrices peuvent évoluer. Vérifiez donc toujours votre convocation et les consignes officielles applicables à votre session.
Les anciennes annales seront-elles encore utiles après la réforme 2027 ?
Oui.
Elles restent particulièrement utiles pour travailler :
les méthodes de calcul ;
la présentation des raisonnements ;
l’interprétation des résultats ;
la gestion du temps ;
le diagnostic ;
l’évaluation ;
l’investissement ;
le financement ;
les marchés ;
la gestion des risques.
Vous devrez toutefois compléter les anciennes annales avec les notions renforcées par la réforme, notamment la finance durable, la double matérialité, la conformité et les risques extrafinanciers.
Faut-il commencer par les annales ou par le sujet zéro ?
Commencez par le sujet zéro si vous préparez la session 2027 ou une session ultérieure.
Il vous permettra de comprendre :
la nouvelle organisation du programme ;
la place accordée au conseil ;
les attentes en matière d’interprétation ;
l’intégration de la finance durable ;
la manière dont plusieurs thèmes peuvent être associés au sein d’un dossier.
Utilisez ensuite les anciennes annales pour multiplier les entraînements.
Faut-il apprendre toutes les formules par cœur ?
Vous devez connaître les formules fondamentales du programme et surtout comprendre leur logique.
Cela concerne notamment :
l’actualisation ;
la VAN ;
le TRI ;
le MEDAF ;
le coût moyen pondéré du capital ;
les flux de trésorerie disponibles ;
la valeur terminale ;
les principaux ratios financiers ;
la rentabilité et le risque ;
la duration ;
la sensibilité.
Mémoriser une formule sans comprendre les données à utiliser ni le résultat obtenu ne suffit pas.
Quelle partie de l’UE 2 est la plus difficile ?
La difficulté dépend du profil du candidat.
Les dossiers d’évaluation et d’investissement exigent une grande rigueur dans les calculs. Les marchés financiers et les produits de couverture demandent de bien comprendre le sens du risque. Les questions de gouvernance et de finance durable nécessitent quant à elles des réponses structurées et appliquées au cas.
La meilleure préparation consiste donc à alterner les exercices techniques et les questions rédactionnelles.
Si vous préparez également le management et le contrôle de gestion, découvrez notre cours de DSCG UE 3 Management et contrôle de gestion.



