Programme de l’UE 5 du DSCG : MSI (MAJ réforme 2026-2027)


L’UE 5 du DSCG change sérieusement de visage.
Si, pour vous, Management des systèmes d’information rimait surtout avec gouvernance, schéma directeur, externalisation et gestion de projet…
Il va falloir ajouter quelques invités à la fête :
data, intelligence artificielle, cybersécurité, blockchain, cryptoactifs, Green IT et sobriété numérique.
Rien que ça. 😅
L’UE 5 conserve ses fondamentaux historiques, mais son programme est nettement densifié sur l’analyse et la manipulation des données, la sécurité et l’utilisation de solutions logicielles. La durabilité devient également une dimension transversale de la matière.
L’objectif est clair : former des professionnels capables de comprendre un système d’information, l’aligner avec la stratégie, exploiter les données, évaluer sa performance, maîtriser ses risques et accompagner sa transformation.
Et l’épreuve reste loin d’être une promenade tranquille dans le cloud.
À la session 2025, 38,87 % des candidats présents ont validé l’UE 5, contre 57,85 % en 2024.
On vous explique donc exactement ce qu’il faut travailler pour la réforme 2026-2027.
Pour prendre un peu de hauteur avant de rentrer dans les API, les data warehouses et autres joyeusetés, vous pouvez aussi consulter notre article sur la réforme du DCG et du DSCG 2026-2027.

SOMMAIRE
Une réforme des programmes du DSCG ? Comment ça ?
La réforme entre en application à partir de la rentrée 2026, avec une première session d’examen concernée en 2027.
Et pour l’UE 5, le changement est particulièrement visible.
Le programme reprend les grandes notions de l’ancien référentiel, tout en évitant de répéter ce qui est déjà étudié en UE 8 Systèmes d’information de gestion du DCG.
En revanche, il ajoute une bonne couche de modernité.
Analyse et manipulation des données.
Cybersécurité.
IA.
Blockchain.
Cloud.
Gouvernance des données.
Green IT.
Durabilité numérique.
L’UE 5 doit vous permettre de conseiller une organisation sur son SI dans un environnement où la donnée, l’IA, les risques cyber et les exigences de durabilité sont devenus incontournables.
Et oui : cela suppose un peu plus de culture technique.
Certains sujets ne peuvent plus être compris uniquement avec des concepts de management. La réforme assume donc davantage la dimension technique du SI, notamment lorsqu’il s’agit de manipulation des données, d’architectures, de cybersécurité ou de solutions logicielles.
Pas besoin pour autant de devenir développeur full-stack entre deux cours de DSCG.
L’objectif reste de savoir analyser, diagnostiquer, évaluer, sécuriser, prioriser et recommander.
Vous pouvez retrouver la nouvelle organisation des sept matières dans notre présentation du nouveau programme du DSCG à partir de la réforme 2027.
On apprend quoi, en Management des systèmes d’information ?
Imaginez que demain vous accompagniez un cabinet comptable qui veut intégrer de l’IA générative.
Le dirigeant ne va probablement pas vous demander :
« Tu peux me définir le système d’information en quinze lignes ? »
Enfin, espérons. 😅
Il va plutôt vous demander :
« Est-ce que cette IA peut accéder aux données clients ? »
« Comment éviter qu’elle invente une réponse fiscale ? »
« Est-ce qu’on doit centraliser nos données ? »
« Comment sécuriser les accès de nos collaborateurs ? »
« Notre prestataire cloud nous enferme-t-il dans sa solution ? »
« Qu’est-ce qu’on fait si le SI tombe demain matin à 8 h 12 ? »
« Comment mesurer l’empreinte environnementale de notre informatique ? »
Et c’est précisément ce que le nouveau programme cherche à vous faire travailler.
L’UE 5 a désormais pour objectif de vous rendre capable de piloter, sécuriser et faire évoluer un SI, tout en reliant les décisions technologiques aux enjeux de performance, de conformité et de création de valeur.
La donnée devient particulièrement importante.
Vous devez apprendre à l’organiser, la manipuler, l’analyser, la sécuriser et vous en servir pour aider à la décision.
À quoi ressemble le nouveau programme de l’UE 5 du DSCG ?
Le nouveau programme représente 140 heures.
Il est structuré en quatre grandes parties :
24 heures pour analyser le rôle du SI dans l’organisation ;
48 heures pour organiser, exploiter et sécuriser les données ;
32 heures pour mettre les outils SI au service de la performance ;
36 heures pour sécuriser et rendre durable le système d’information.
La logique est plutôt simple : stratégie , données , performance , sécurité et durabilité.
Voyons ça plus précisément.
1. Analyser le rôle du SI dans l’organisation - 24 heures
Premier bloc : comprendre comment le système d’information s’intègre dans l’organisation et sa stratégie.
Élaborer et aligner la stratégie des SI
Le premier enjeu est l’alignement stratégique.
Le SI ne doit pas vivre dans une dimension parallèle où la DSI achète des logiciels pendant que la direction poursuit une stratégie totalement différente.
Vous devez comprendre comment aligner la stratégie SI sur les objectifs de l’organisation, construire un schéma directeur et évaluer la contribution du numérique à la création de valeur.
Les critères ESG peuvent désormais être intégrés au pilotage du SI.
Et l’IA vient évidemment compliquer légèrement les choses.
Parce qu’une organisation peut avoir la meilleure stratégie IA du monde…
Si ses données sont inutilisables et son système incapable d’accueillir les outils choisis, ça va être long. 😅
Concevoir et piloter la gouvernance des SI
Qui décide ?
Qui contrôle ?
Qui arbitre les investissements ?
Quel est le rôle de la DSI ?
Comment mesurer sa maturité ?
Vous devez comprendre les différentes formes d’organisation de la fonction SI et mobiliser des outils comme les modèles de maturité, COBIT, ISO 38500 ou des tableaux de bord SI.
Le but n’est pas de citer COBIT dans toutes vos réponses pour faire sérieux.
Le but est de savoir quand un référentiel permet réellement d’éclairer le problème posé.
Diagnostiquer les architectures et l’urbanisation du SI
Bienvenue dans une partie un peu plus technique.
Cartographie applicative.
Processus.
Flux de données.
API.
Interopérabilité.
BPMN.
ArchiMate.
IA.
Blockchain.
IoT.
RPA.
Vous devez être capable de comprendre comment les différentes briques du SI communiquent et d’identifier les risques lorsqu’elles… ne communiquent justement pas très bien.
Typiquement :
un ERP.
Un CRM.
Trois fichiers Excel.
Une application métier de 2009.
Et quelqu’un qui dit :
« T’inquiète, chaque vendredi Sophie fait le rapprochement à la main. »
🚩
Gérer les relations avec les ESN
Externaliser son SI ne signifie pas externaliser ses problèmes et ne plus jamais y penser.
Vous devez comprendre les principaux enjeux contractuels liés aux ESN, à l’infogérance et au cloud :
SLA ;
performance du prestataire ;
sécurité ;
RGPD ;
réversibilité ;
portabilité ;
propriété des données ;
risque de dépendance ou de vendor lock-in.
Et la réversibilité mérite votre attention.
Parce que découvrir trois semaines avant la fin du contrat que récupérer ses données coûte une petite fortune n’est pas vraiment une stratégie SI.
Conduire les projets SI
Cycle en V, méthodes agiles, Scrum, MOA, MOE, RACI, gestion des risques, qualité, tests…
Le pilotage de projet reste évidemment au programme.
Vous devez savoir analyser un projet, identifier les causes d’un retard ou d’un dépassement de budget et proposer des mesures correctrices.
Pas simplement écrire :
« Il faudrait mieux communiquer. »
Merci Sherlock. 🕵️
Piloter la gestion des connaissances
Autre sujet : le Knowledge Management.
Comment éviter que quinze années de savoir-faire quittent l’entreprise en même temps qu’un manager qui démissionne vendredi soir ?
Vous devez comprendre la création, la formalisation, le stockage et la diffusion des connaissances, ainsi que le rôle de la GED, des bases documentaires et désormais de l’IA générative dans la gestion des connaissances.
2. Organiser, exploiter et sécuriser les données de l’organisation - 48 heures
C’est le plus gros bloc de l’UE 5.
Et ce n’est pas un hasard.
La donnée devient l’une des vraies stars du nouveau programme.
Concevoir l’organisation des données et leur interopérabilité
Vous devez comprendre les principaux modèles de données et architectures permettant de stocker et faire circuler l’information.
Cela inclut notamment :
MCD et MLD ;
bases relationnelles ;
data warehouses ;
data lakes ;
FEC ;
formats d’échange ;
interopérabilité.
Le modèle relationnel constitue d’ailleurs une base importante.
Donc si vos derniers souvenirs de MCD remontent à l’époque où vous dessiniez des cardinalités 0,N en UE 8…
Petit rafraîchissement conseillé. 😅
L’UE 5 s’inscrit directement dans le prolongement des acquis des UE 7 et UE 8 du DCG, qui sont considérés comme des prérequis.
Collecter, traiter, analyser et interpréter les données
C’est probablement l’évolution qui fera le plus lever un sourcil à certains candidats.
Il faut désormais être capable de manipuler et analyser des données à des fins décisionnelles.
BI.
Analytics.
Data mining.
Dashboards.
Data storytelling.
Power BI.
Tableurs avancés.
Analyse descriptive, prédictive ou prescriptive.
La logique est très orientée vers la décision.
Le programme ne veut donc pas simplement que vous sachiez définir la Business Intelligence.
Il faut comprendre ce qu’on peut faire avec les données.
Repérer une anomalie.
Construire un indicateur.
Comparer des scénarios.
Identifier un biais.
Présenter l’information de façon exploitable.
Puis recommander.
Bref, le fameux :
« Et donc ? »
Mais version data.
Élaborer et piloter la gouvernance des données
Avoir des millions de lignes dans un data lake n’est pas automatiquement un avantage concurrentiel.
Parfois, c’est juste un très grand bazar. 🫠
Vous devez donc comprendre :
le cycle de vie de la donnée ;
sa qualité ;
sa sécurité ;
les responsabilités associées ;
les rôles du data owner, data steward, DPO, RSSI ou CDO ;
les enjeux du cloud ;
le RGPD ;
et différents cadres réglementaires liés aux données.
La qualité des données devient un sujet central.
Si la donnée d’entrée est fausse, le joli tableau Power BI en sortie sera simplement…
un joli tableau faux.
3. Mettre en œuvre les outils SI au service de la performance organisationnelle - 32 heures
Un SI coûte de l’argent.
Parfois beaucoup d’argent.
La question devient donc assez vite :
est-ce qu’il crée suffisamment de valeur en échange ?
Concevoir et exploiter les outils de pilotage de la performance
Vous devez savoir mesurer la performance du SI à travers différents indicateurs.
Coûts.
TCO.
ROI.
Performance technique.
Qualité de service.
Disponibilité.
Satisfaction utilisateur.
Gouvernance.
ESG.
Les tableaux de bord doivent permettre de relier les performances techniques aux objectifs de l’organisation.
L’UE 5 croise donc également certains réflexes de contrôle de gestion.
Un projet informatique de 600 000 € n’est pas automatiquement une bonne idée parce que son PowerPoint contient le mot « transformation ».
Il faut aussi se demander ce qu’il rapporte.
Auditer, contrôler et évaluer le SI
Vous devez également être capable d’auditer un système d’information et d’évaluer :
sa performance ;
sa conformité ;
ses contrôles ;
ses risques ;
sa gouvernance.
Des référentiels comme COBIT ou ISO 27001 peuvent être mobilisés, notamment pour structurer l’évaluation du SI.
L’objectif reste professionnel :
identifier les faiblesses ;
mesurer leurs conséquences ;
puis formuler des recommandations.
Blockchain et cryptoactifs
Oui, ils sont toujours là.
Mais le programme cherche surtout à vous faire comprendre les usages et enjeux professionnels de ces technologies.
Traçabilité.
Registres distribués.
Smart contracts.
Cryptoactifs.
Cadre réglementaire.
Risques.
Impact sur la comptabilité et l’audit.
Donc inutile d’acheter trois cryptos obscures pour préparer le DSCG.
Ça ne rapporte aucun point supplémentaire.
4. Sécuriser et rendre durable le système d’information - 36 heures
C’est probablement le bloc qui symbolise le mieux la réforme.
La cybersécurité est fortement développée.
Et la durabilité numérique entre clairement dans le programme.
Identifier et gérer les risques SI
Vous devez être capable d’identifier, évaluer et hiérarchiser les risques liés au système d’information.
Des méthodes comme EBIOS Risk Manager peuvent servir à structurer cette analyse.
Vous devez aussi relier les risques SI aux enjeux de contrôle interne, d’audit, de RGPD et de fonctionnement de l’organisation.
Le raisonnement attendu ressemble donc à :
menace → vulnérabilité → risque → impact → mesure de maîtrise.
Pas :
« Le phishing c’est dangereux, il faut faire attention aux mails. »
Ça risque d’être un peu court pour un diplôme de niveau master. 😬
Concevoir et contrôler une politique de sécurité
PSSI.
Gestion des accès.
Sauvegardes.
Authentification.
Supervision.
PCA.
PRA.
Résilience.
NIS2.
DORA.
Vous devez comprendre comment mettre en place une véritable politique de sécurité et assurer la continuité des activités.
Les notions de RTO et RPO peuvent également être mobilisées.
Et le sujet zéro montre clairement que la simple connaissance des acronymes ne suffit pas : vous devez être capable de les utiliser dans un contexte concret.
Intégrer la durabilité et la sobriété numérique
Dernière grande nouveauté : le système d’information doit aussi être durable.
Vous devez comprendre les notions de :
Green IT ;
sobriété numérique ;
empreinte environnementale du numérique ;
écoconception ;
indicateurs de durabilité ;
reporting ESG ;
et articulation entre stratégie SI et stratégie RSE.
La question devient particulièrement intéressante avec l’IA.
Parce qu’on peut chercher à développer de nouveaux usages très gourmands en ressources… tout en essayant de réduire l’empreinte environnementale du SI.
Oui.
La vie d’une DSI est parfois remplie de petites contradictions. 😅
5 tips pour réussir l’UE 5 : ce que les examinateurs attendent VRAIMENT de vous
Le taux de réussite est passé de 57,85 % en 2024 à 38,87 % en 2025.
Et les difficultés relevées dans les copies donnent quelques indices assez précieux sur ce qu’il faut faire différemment.
1. Arrêtez de répondre uniquement avec du bon sens
C’est probablement le piège numéro 1 de l’UE 5.
Vous lisez :
« L’entreprise subit des problèmes de gouvernance SI. Que recommandez-vous ? »
Et vous écrivez :
« Il faudrait améliorer la communication entre les services et mettre en place un meilleur suivi. »
Ce n’est pas complètement faux.
Mais ce n’est pas vraiment du niveau DSCG non plus. 😬
Les copies montrent encore une mobilisation insuffisante des modèles théoriques et des référentiels, notamment en matière d’alignement, de gouvernance et de pilotage.
Il faut donc apprendre à raisonner avec les outils du cours.
COBIT.
SAM.
IT Balanced Scorecard.
ISO.
EBIOS.
ITIL.
Etc.
Mais attention : uniquement quand ils sont pertinents.
2. Contextualisez chaque réponse
Deuxième faiblesse fréquente : les réponses trop descriptives.
Une bonne copie ne récite pas simplement ce qu’est un PCA.
Elle explique pourquoi l’organisation du cas en a besoin, quels processus doivent être couverts et quels objectifs de reprise seraient cohérents.
Le jury attend une capacité d’analyse, de mise en perspective et de prise de position argumentée.
Votre réponse doit donc très souvent suivre cette mécanique :
notion → élément du cas → analyse → recommandation.
Simple.
Mais très efficace.
3. Travaillez vraiment la data et la technique
Avec la réforme, impossible de ranger l’analyse des données et la cybersécurité dans la catégorie :
« Je regarderai ça la veille si j’ai le temps. »
Le programme est explicitement densifié sur l’analyse, la manipulation des données, la sécurité et les solutions logicielles.
Il faut donc maîtriser les concepts techniques suffisamment pour être capable de les exploiter.
Comprendre ce qu’est une API.
La différence entre un data lake et un data warehouse.
Le rôle d’un IAM.
La logique Zero Trust.
Ce qu’est une donnée de mauvaise qualité.
Ou encore comment fonctionne un dashboard décisionnel.
4. Ne négligez ni l’IA, ni la cyber, ni le Green IT
Ce ne sont pas trois mots ajoutés au programme pour avoir l’air moderne.
Le sujet zéro leur consacre littéralement ses trois dossiers : gouvernance SI et IA, cybersécurité avancée, puis durabilité numérique et Green IT.
Travaillez donc particulièrement :
la gouvernance de l’IA ;
les risques d’hallucination, biais et confidentialité ;
PSSI, PCA et PRA ;
Zero Trust ;
NIS2 ;
gestion des risques cyber ;
sobriété numérique ;
empreinte carbone du SI ;
données ESG.
Et surtout apprenez à relier ces notions entre elles.
Parce qu’une IA est à la fois :
un outil de performance ;
un sujet de données ;
un risque de sécurité ;
un enjeu de gouvernance ;
et potentiellement un enjeu environnemental.
Bienvenue en UE 5. 😅
5. Structurez vos réponses comme un consultant
La qualité rédactionnelle reste un vrai sujet.
Des insuffisances persistent sur la syntaxe, l’orthographe et surtout la structuration des réponses.
Le réflexe à adopter est très proche de celui d’une note professionnelle :
définissez brièvement ;
analysez la situation ;
argumentez ;
concluez ou recommandez.
Évitez donc les réponses de 35 lignes sans paragraphe où trois idées se battent pour retrouver leur propriétaire.
Un correcteur doit comprendre où vous voulez l’emmener.
Et idéalement avant la fin de ses trois heures de correction.
La méthode Les Geeks des Chiffres : comprendre le SI pour conseiller
L’UE 5 est une matière où apprendre des définitions ne suffit vraiment pas.
Vous pouvez connaître parfaitement la définition d’un SLA.
Si vous êtes incapable de voir qu’un contrat d’infogérance ne prévoit aucune réversibilité…
le client risque de moyennement apprécier.
Même logique pour la cybersécurité.
Savoir définir un PCA est utile.
Être capable de repérer qu’une organisation n’a jamais testé ses sauvegardes est encore plus utile.
Le travail doit donc s’organiser autour de trois réflexes :
comprendre ;
appliquer ;
recommander.
C’est la logique de nos cours de DSCG en ligne, avec des cours, exercices et cas pratiques conçus pour passer de la connaissance à l’utilisation professionnelle.
Sur l’UE 5, l’entraînement doit notamment vous apprendre à lire rapidement un contexte d’entreprise et à vous demander :
Quel est le problème ?
Quel modèle ou référentiel peut m’aider ?
Quelles informations du dossier dois-je utiliser ?
Quels sont les risques ?
Et qu’est-ce que je recommande concrètement ?
Parce que le DSCG ne cherche pas simplement quelqu’un qui connaît le vocabulaire informatique.
Il cherche quelqu’un capable de conseiller une organisation sur son système d’information. Cette finalité professionnelle est directement au cœur du bloc de compétences de l’UE 5.
FAQ : quel est le programme de l’UE 5 - Management des systèmes d’information ?
Quel est le programme de l’UE 5 du DSCG en 2027 ?
Le programme est organisé en quatre parties :
1. Analyser le rôle du SI dans l’organisation ;
2. Organiser, exploiter et sécuriser les données de l’organisation ;
3. Mettre en œuvre les outils SI au service de la performance organisationnelle ;
4. Sécuriser et rendre durable le système d’information.
Combien d’heures représente l’UE 5 du DSCG ?
Le programme représente 140 heures.
Il comprend 24 heures consacrées au rôle du SI, 48 heures aux données, 32 heures à la performance et 36 heures à la sécurité et à la durabilité du SI.
Quelle est la durée de l’épreuve d’UE 5 ?
L’épreuve dure 3 heures et possède un coefficient 1.
Aucun document ni aucune calculatrice ne sont autorisés dans le sujet zéro.
Que change la réforme 2026-2027 pour l’UE 5 ?
Les anciennes thématiques de stratégie, gouvernance, architecture, projets et externalisation restent présentes.
La réforme renforce surtout :
la data et sa manipulation ;
l’intelligence artificielle ;
la cybersécurité ;
la blockchain et les cryptoactifs ;
la gouvernance des données ;
le Green IT et la sobriété numérique.
Faut-il savoir coder pour réussir l’UE 5 du DSCG ?
Le programme renforce clairement les compétences techniques et encourage l’utilisation d’outils permettant de manipuler, analyser et simuler des données.
Il peut être utile d’être initié à l’algorithmique, mais le choix des outils reste laissé aux équipes pédagogiques.
Le but n’est donc pas de devenir développeur.
Vous devez surtout comprendre les outils suffisamment pour les utiliser, les contrôler et conseiller l’organisation.
Faut-il maîtriser Power BI ?
Le programme impose des compétences d’analyse et de manipulation des données, mais ne verrouille pas la préparation sur un logiciel unique.
Power BI fait partie des outils pouvant être mobilisés pédagogiquement pour travailler la Business Intelligence et les dashboards.
La compétence est plus importante que le bouton sur lequel vous cliquez.
L’intelligence artificielle est-elle au programme de l’UE 5 ?
Oui.
L’IA apparaît dans différents blocs : stratégie SI, architectures, manipulation et analyse des données, gestion des connaissances, cybersécurité et gouvernance.
Le sujet zéro lui accorde une place majeure en demandant notamment d’analyser ses opportunités, ses limites et les modalités d’une gouvernance adaptée.
La cybersécurité peut-elle tomber à l’examen ?
Très clairement.
Elle représente une partie importante du programme et le sujet zéro lui consacre un dossier entier portant notamment sur la PSSI, le PCA/PRA, Zero Trust, le BYOD, l’IAM et NIS2.
Le Green IT est-il vraiment au programme ?
Oui.
La durabilité et la sobriété numérique représentent 10 heures dans la quatrième partie du programme.
Le sujet zéro interroge directement les actions Green IT, l’empreinte carbone du SI, les données ESG et la maturité numérique durable.
Quelles UE du DCG faut-il maîtriser avant l’UE 5 ?
Les acquis des UE 7 Management et UE 8 Systèmes d’information de gestion du DCG sont considérés comme des prérequis.
Une remise à niveau en SI peut donc être très utile si votre DCG commence à dater.
Quel est le taux de réussite de l’UE 5 du DSCG ?
À la session 2025, le taux de réussite était de 38,87 %, contre 57,85 % en 2024.
Le jury a notamment relevé des difficultés à mobiliser les modèles théoriques, à argumenter et à structurer les réponses.
Comment réussir l’UE 5 du DSCG ?
Travaillez l’ensemble du programme, maîtrisez les modèles et référentiels, entraînez-vous sur des études de cas et habituez-vous à toujours relier vos connaissances au contexte.
Et utilisez les annales du DSCG pour apprendre à rédiger vite, précisément et avec une vraie recommandation.
Parce qu’en UE 5, la question n’est plus seulement :
« Est-ce que vous savez ce qu’est un système d’information ? »
La vraie question devient :
« Face à ce système d’information, qu’est-ce que vous conseillez de faire ? »






