Sujet zéro DSCG UE 2 : décryptage complet de la réforme 2027

L’UE 2 du DSCG ne se résume pas à une accumulation de formules.
Derrière un coût du capital, une valorisation ou un plan de financement, il y a toujours une décision à prendre.
Investir ou renoncer. S’endetter ou ouvrir le capital. Acquérir une entreprise ou revoir le prix proposé. Poursuivre l’activité ou anticiper une situation de défaillance.
C’est précisément cette logique que la réforme vient renforcer.
Les calculs financiers ne disparaissent pas du programme. Vous devrez toujours maîtriser les flux de trésorerie, l’évaluation d’entreprise, les choix de financement, la rentabilité des investissements ou encore la mesure des risques.
Mais obtenir le bon résultat ne garantira pas forcément tous les points.
Il faudra également expliquer ce qu’il signifie, repérer ses limites et montrer comment il peut éclairer la décision d’un dirigeant ou d’un investisseur.
Autrement dit, votre calculatrice continuera de travailler.
Mais votre capacité d’analyse devra suivre le rythme.
Cette évolution ne rend pas nécessairement l’épreuve plus technique. Elle la rend surtout plus proche des problématiques rencontrées en entreprise.
Le sujet zéro en donne un bon aperçu.
On y parle de LBO, de capacité d’endettement et de valorisation, mais aussi de cyberattaque, de faillite, de liquidation judiciaire et d’éthique des affaires.
Un programme plutôt chargé pour une seule épreuve.
On a donc décortiqué le sujet zéro du DSCG UE 2 pour comprendre ce qui pourrait réellement vous attendre à partir de la session 2027. 🔎
Pour comprendre l’ensemble des évolutions de la matière, consultez également notre article consacré au nouveau programme du DSCG UE 2 Finance, ainsi que notre guide complet de la réforme du DCG et du DSCG.
Sommaire
Quelques mots sur la réforme du DCG 2026-2027
L’UE 2 Finance du DSCG s’inscrit dans la continuité directe de l’UE 6 Finance d’entreprise du DCG.
Au DCG, vous apprenez notamment à réaliser un diagnostic financier, à calculer un coût du capital, à étudier un investissement et à comparer plusieurs modes de financement.
Au DSCG, ces outils deviennent des instruments d’aide à la décision.
Vous devez être capable de les mobiliser pour accompagner un dirigeant confronté à une opération complexe, dans une start-up, une PME, une ETI ou un groupe coté.
Le nouveau programme conserve donc une forte exigence technique.
Mais son ambition ne consiste plus seulement à vérifier que vous connaissez les bonnes formules.
Vous devez également comprendre les mécanismes financiers, interpréter les résultats, analyser les risques et formuler des recommandations cohérentes.
Une finance davantage orientée vers la décision
Le nouveau référentiel met l’accent sur plusieurs verbes :
comprendre ;
interpréter ;
relier ;
évaluer ;
apprécier ;
comparer ;
recommander.
Prenons un exemple.
Une copie peut calculer que le ratio d’endettement d’une entreprise se dégrade après une opération.
C’est un bon début.
Mais une copie de niveau DSCG doit aller plus loin :
pourquoi le ratio se dégrade-t-il ?
l’entreprise peut-elle toujours respecter ses engagements ?
quelles garanties les banques pourraient-elles demander ?
les investissements futurs restent-ils finançables ?
cette dégradation modifie-t-elle la valeur ou le niveau de risque de l’entreprise ?
Le calcul constitue donc le point de départ du raisonnement, pas son point d’arrivée.
La durabilité et les critères ESG prennent davantage de place
L’analyse financière doit désormais intégrer plus explicitement :
la gouvernance de l’entreprise ;
les modèles de création de valeur ;
les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ;
le reporting extra-financier ;
la double matérialité ;
les risques climatiques ;
la performance durable.
Une entreprise peut présenter une rentabilité très satisfaisante tout en étant fortement exposée à une réglementation environnementale, à une dépendance énergétique ou à un risque de réputation.
Ces informations peuvent modifier :
son coût du capital ;
son accès au financement ;
sa valeur ;
ses investissements ;
les attentes des actionnaires ;
l’appréciation portée par les prêteurs.
La performance ne se limite donc plus au résultat net ou à l’EBITDA.
Une place renforcée pour les risques
Le programme accorde davantage d’importance aux risques et à l’incertitude.
Vous devez être capable d’analyser les conséquences :
d’une variation de taux ;
d’un risque de change ;
d’une crise de liquidité ;
d’un risque climatique ;
d’une cyberattaque ;
d’une rupture technologique ;
d’une instabilité géopolitique ;
d’une perte de confiance des investisseurs.
La finance n’est pas pratiquée dans un monde où tous les flux futurs se réalisent exactement comme prévu dans le tableau Excel.
Dommage, cela aurait été beaucoup plus simple. 😅
Votre rôle consiste justement à tester les hypothèses, construire des scénarios et apprécier les conséquences d’un environnement incertain.
Une finance de marché modernisée
Le nouveau référentiel associe plusieurs approches.
Vous devez connaître le paradigme classique de l’efficience des marchés, mais aussi comprendre les apports de la finance comportementale :
biais cognitifs ;
comportements mimétiques ;
anomalies de marché ;
volatilité ;
réactions excessives ;
événements extrêmes ou « cygnes noirs ».
Le programme intègre également les transformations technologiques de la finance :
intelligence artificielle ;
fintechs ;
blockchain ;
actifs numériques ;
trading à haute fréquence ;
nouveaux modèles de financement.
L’objectif n’est pas de devenir développeur de robots de trading.
Vous devez surtout comprendre comment ces innovations transforment les marchés, les risques et les décisions financières.
Davantage d’éthique et de conformité
La réforme fait également apparaître plus clairement :
la déontologie ;
la fraude ;
la corruption ;
la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ;
la sécurité financière ;
les risques cyber ;
la responsabilité du décideur.
Une décision peut être économiquement rentable tout en étant juridiquement risquée, socialement contestable ou moralement problématique.
Le sujet zéro va très loin dans cette logique puisqu’il vous demande d’analyser la faillite d’une entreprise à partir de la théorie des ordres d’André Comte-Sponville.
Oui, vous êtes toujours dans une épreuve de finance.
Mais la calculatrice ne vous aidera pas énormément pour cette question. 😅
Certains aspects très techniques sont allégés
La réforme ne consiste pas uniquement à ajouter de nouvelles notions.
Certains éléments très mathématiques ou très spécialisés sont retirés ou limités.
Le guide cite notamment :
la fin du calcul de la valeur des options avec les modèles de Black-Scholes et de la loi binomiale ;
l’allègement des aspects juridiques et fiscaux des opérations d’ingénierie financière ;
une étude limitée aux principes fondamentaux pour les risques réglementaires bancaires, sans entrer dans le détail de tous les ratios.
L’objectif est de recentrer l’UE sur les mécanismes financiers, leur interprétation et leurs conséquences.
Vous devrez toujours aimer les chiffres.
Vous aurez simplement un peu moins besoin de leur écrire des équations de plusieurs lignes.
Où télécharger le sujet zéro du DSCG UE 2 et son corrigé ?
Pour vous permettre de vous entraîner à la nouvelle épreuve réformée de l'UE 2 du DSCG, nous mettons gratuitement à votre disposition le sujet zéro, le guide pédagogique associé à la nouvelle réforme ainsi qu'une proposition de corrigé à télécharger en PDF :
Quel est le nouveau format de l’épreuve de Finance ?
Le sujet zéro prévoit :
une durée de 3 heures ;
un coefficient 1 ;
trois dossiers indépendants ;
une notation intermédiaire sur 50 points ;
aucun document autorisé ;
une calculatrice avec mode examen autorisée ;
une calculatrice sans mémoire de type « collège » autorisée ;
quatorze pages de sujet.
Le document énumère également quatre annexes :
une annexe consacrée au montage de LBO ;
une annexe sur les conséquences financières de la cyberattaque ;
une annexe sur la faillite de l’entreprise ;
une annexe présentant la théorie des ordres d’André Comte-Sponville.
Toutes les réponses doivent être justifiées.
Lorsque les informations vous conduisent à formuler une hypothèse, celle-ci doit être mentionnée explicitement dans la copie.
Le sujet insiste également sur la présentation et sur la qualité rédactionnelle.
En finance, montrer vos calculs est donc indispensable.
Mais écrire une conclusion compréhensible par une personne autre que votre calculatrice l’est également.
Une épreuve organisée autour de trois dossiers
Le sujet zéro est construit de la manière suivante.
Dossier 1 : rachat des parts par un LBO
Le premier dossier porte sur la transmission d’une participation au capital de l’entreprise TRANSVERT.
Vous devez notamment :
déterminer le besoin de financement ;
compléter le schéma du montage ;
présenter le bilan simplifié de la holding de reprise ;
construire les tableaux d’amortissement des dettes ;
vérifier si les conditions financières de réussite du LBO sont réunies.
Dossier 2 : conséquences financières d’une cyberattaque
Le deuxième dossier vous demande d’évaluer les conséquences financières d’un rançongiciel.
Vous devez :
identifier les coûts directs et indirects ;
calculer le coût total de la crise ;
déterminer l’indemnisation de l’assurance cyber ;
mesurer l’impact sur la trésorerie et l’EBITDA ;
apprécier les conséquences sur la capacité d’endettement ;
analyser la destruction de valeur ;
expliquer la réaction probable des banques et des investisseurs.
Dossier 3 : faillite de l’entreprise et éthique des affaires
Le dernier dossier poursuit l’histoire de TRANSVERT.
La cyberattaque entraîne la perte de son agrément de sécurité et la résiliation de contrats représentant 91 % de son chiffre d’affaires.
Vous devez alors :
qualifier la situation financière de l’entreprise ;
analyser la procédure collective susceptible d’être ouverte ;
évaluer une activité résiduelle ;
calculer un actif net corrigé ;
étudier la faisabilité d’un plan de cession ;
répartir les actifs entre les créanciers ;
mesurer les conséquences pour les parties prenantes ;
analyser la situation à partir d’une théorie philosophique et éthique.
Une seule entreprise pour relier les trois dossiers
Le sujet présente une véritable continuité narrative.
Vous suivez la même entreprise à travers trois étapes :
une opération de transmission financée par un LBO ;
une cyberattaque qui dégrade sa situation financière ;
une crise majeure qui conduit à la cessation des paiements puis à la liquidation.
Cette construction oblige à comprendre les liens entre les décisions.
Un endettement qui semblait supportable avant la crise peut devenir beaucoup plus risqué après la baisse de l’EBITDA.
Une cyberattaque n’entraîne pas seulement des coûts informatiques.
Elle peut également provoquer :
une perte de contrats ;
une détérioration du rating ;
une baisse de la valeur de l’entreprise ;
un durcissement des conditions bancaires ;
une rupture de la chaîne d’approvisionnement ;
la disparition de l’entreprise.
Le sujet zéro adopte donc une approche systémique de la finance.
Ce qui change vraiment dans les questions
Le sujet contient de nombreux calculs.
Vous devez construire un financement, calculer des annuités, analyser l’EBITDA, appliquer un multiple et répartir des fonds entre plusieurs catégories de créanciers.
La technique reste donc bien présente
Mais elle est presque toujours suivie d’une demande d’analyse.
Vous ne devez plus seulement calculer.
Vous devez également :
vérifier si une opération est soutenable ;
mesurer les conséquences d’un événement ;
apprécier un risque ;
comparer plusieurs méthodes ;
conclure sur la faisabilité d’un scénario ;
analyser les effets sur les parties prenantes ;
porter un jugement éthique.
La bonne réponse n’est donc pas :
« L’EBITDA diminue de 1 200 k€. »
Elle doit plutôt ressembler à ceci :
« La diminution de l’EBITDA dégrade la capacité de remboursement, réduit la marge de négociation auprès des banques et diminue la valeur estimée de l’entreprise. La société pourra donc rencontrer davantage de difficultés pour financer ses futurs investissements. »
Le calcul et l’analyse travaillent ensemble.
Quelles compétences faut-il maîtriser pour réussir la nouvelle UE 2 ?
Pour réussir l’épreuve, vous devrez travailler plusieurs grandes familles de compétences.
Maîtriser les techniques financières fondamentales
La réforme ne fait pas disparaître les calculs.
Vous devrez toujours maîtriser :
le diagnostic financier ;
les comptes consolidés ;
les flux de trésorerie ;
le coût du capital ;
la valeur actuelle nette ;
le taux de rentabilité interne ;
les méthodes d’évaluation ;
les multiples ;
la structure financière ;
la capacité d’endettement ;
les opérations de LBO ;
les tableaux d’amortissement ;
les risques de taux et de change ;
les instruments de couverture ;
les décisions d’investissement et de financement.
Les connaissances de l’UE 6 Finance d’entreprise du DCG sont considérées comme acquises.
Avant de vous lancer dans le DSCG, vérifiez donc que vous maîtrisez encore :
l’actualisation ;
la capitalisation ;
les annuités ;
l’analyse de la rentabilité ;
les principaux ratios ;
la distinction entre capitaux propres et dettes ;
la logique des flux de trésorerie.
Un LBO devient rapidement beaucoup moins amusant lorsque vous ne savez plus calculer une annuité constante.
Choisir le bon outil financier
Le sujet ne vous indiquera pas systématiquement la formule à utiliser.
Vous devez comprendre la mission et sélectionner la méthode adaptée.
Par exemple :
faut-il utiliser un multiple d’EBITDA ou un actif net corrigé ?
faut-il raisonner sur la valeur globale de l’entreprise ou sur la valeur des capitaux propres ?
faut-il analyser la dette brute ou la dette financière nette ?
quel flux doit être actualisé ?
quel taux doit être retenu ?
quelles données sont réellement pertinentes ?
La maîtrise technique comprend donc également la capacité à choisir l’outil.
Présenter des calculs lisibles
Une bonne copie doit permettre au correcteur de suivre votre démarche.
Pour chaque calcul important, présentez :
la formule utilisée ;
les données retenues ;
le calcul ;
le résultat ;
l’unité ;
l’interprétation.
Évitez de faire apparaître un montant au milieu de votre copie sans aucune explication.
Le correcteur ne peut pas savoir si vous avez utilisé la bonne méthode, trouvé le chiffre par hasard ou interrogé télépathiquement votre calculatrice.
Interpréter chaque résultat
C’est probablement la compétence la plus importante de la nouvelle UE 2.
Après chaque calcul, demandez-vous :
le résultat est-il favorable ou défavorable ?
par rapport à quel référentiel ?
quelles en sont les causes ?
quelles conséquences produit-il ?
quel risque révèle-t-il ?
quelle décision peut-on recommander ?
Une valeur ou un ratio n’a pas de sens en dehors de son contexte.
Un niveau d’endettement peut être acceptable pour une entreprise dont les flux sont stables, mais dangereux pour une société très dépendante d’un seul client.
Un EBITDA élevé peut sembler rassurant, mais perdre une grande partie de sa pertinence si l’entreprise doit réaliser des investissements urgents ou fait face à un risque réglementaire majeur.
Analyser les risques et l’incertitude
Vous devez être capable d’identifier plusieurs catégories de risques :
risque financier ;
risque de liquidité ;
risque de crédit ;
risque opérationnel ;
risque de marché ;
risque cyber ;
risque réglementaire ;
risque climatique ;
risque de réputation ;
risque de concentration de la clientèle.
Ne vous contentez pas de dresser une liste.
Vous devez montrer comment chaque risque peut affecter :
les flux de trésorerie ;
l’EBITDA ;
le coût du capital ;
la capacité d’endettement ;
la valeur ;
les garanties demandées ;
la continuité de l’exploitation.
Construire des scénarios
Le guide pédagogique insiste sur la prise de décision en environnement incertain.
Vous devez donc vous entraîner à travailler avec :
des hypothèses basses, centrales et hautes ;
des probabilités ;
des analyses de sensibilité ;
plusieurs niveaux de chiffre d’affaires ;
plusieurs hypothèses de marge ;
différents coûts de financement ;
plusieurs valeurs terminales.
Votre rôle n’est pas de prédire l’avenir avec certitude.
Il consiste à montrer ce qui pourrait se passer si les hypothèses changent.
Formuler une recommandation argumentée
Une conclusion professionnelle doit aller plus loin que :
« Le projet est rentable. »
Vous pouvez écrire :
« Le projet présente une VAN positive et crée théoriquement de la valeur. Sa réalisation reste néanmoins sensible au niveau de la marge et au coût du financement. Il peut être accepté sous réserve de sécuriser les principaux contrats et de conserver une marge d’endettement suffisante. »
Cette réponse :
donne une conclusion ;
rappelle le résultat ;
présente une limite ;
identifie un risque ;
formule une recommandation.
C’est exactement la posture attendue au DSCG.
Intégrer l’éthique et les parties prenantes
Le sujet zéro vous demande d’analyser les conséquences d’une liquidation pour :
les actionnaires ;
les salariés ;
les banques ;
les fournisseurs ;
les clients grands comptes ;
la chaîne industrielle.
Vous ne devez donc pas raisonner uniquement du point de vue de l’investisseur.
Une décision financière affecte plusieurs parties prenantes.
Le professionnel doit être capable de mesurer ces conséquences et de distinguer :
ce qui est financièrement rationnel ;
ce qui est légalement autorisé ;
ce qui est moralement responsable ;
ce qui protège les personnes concernées.

Le sujet zéro DSCG UE 2 passé au crible
Entrons maintenant dans le détail du sujet.
Vous intervenez auprès de TRANSVERT, une PME familiale implantée à Clermont-Ferrand.
L’entreprise a été créée par trois frères et emploie une soixantaine de salariés.
Elle fabrique des turbines et des compresseurs d’air destinés notamment aux piles à combustible et aux systèmes permettant de transformer de la chaleur en énergie électrique.
TRANSVERT répond à deux marchés stratégiques :
la décarbonation des processus industriels ;
l’alimentation de systèmes embarqués militaires.
L’entreprise est également un fournisseur de troisième rang de la Base industrielle et technologique de défense française.
Elle doit donc respecter des exigences particulièrement fortes en matière de confidentialité et de sécurité informatique.
Le contexte réunit plusieurs sujets très actuels :
croissance rapide ;
transition énergétique ;
besoins d’investissement ;
transmission familiale ;
tension sur les recrutements ;
cybersécurité ;
défense ;
dépendance à quelques grands contrats.
Autrement dit, tout va bien jusqu’à ce que plus rien n’aille. 😅
Dossier 1 : rachat des parts par un LBO
Laurent Lagarde, l’un des trois frères fondateurs, souhaite partir à la retraite et céder sa participation de 25 %.
David Lagarde et plusieurs salariés souhaitent reprendre ses titres avec l’aide d’un fonds d’investissement.
Une holding de reprise doit être créée pour réaliser l’opération.
Déterminer le financement nécessaire
La valeur retenue pour TRANSVERT s’élève à 88 millions d’euros.
La participation de Laurent représente 25 % du capital.
Le prix d’acquisition des titres est donc de 22 millions d’euros.
Le financement de la holding repose ensuite sur :
40 % de capitaux propres ;
60 % de dettes financières.
Le montage détaillé conduit à financer l’opération avec :
8,8 millions d’euros de fonds propres ;
13,2 millions d’euros de dettes.
La dette est elle-même divisée entre :
une dette senior de 7,26 millions d’euros ;
une dette junior de 5,94 millions d’euros.
Point de vigilance dans le corrigé
La première réponse du corrigé mentionne un emprunt de 22 millions d’euros, alors que le tableau détaillé distingue ensuite 8,8 millions d’euros de capitaux propres et 13,2 millions d’euros de dettes.
Pour vos révisions, retenez surtout la logique financière du montage :
22 millions d’euros correspondent au prix de la participation ;
le prix est financé à 40 % par des fonds propres ;
les 60 % restants correspondent à la dette financière.
Face à une incohérence apparente, vérifiez toujours les données et explicitez votre hypothèse dans la copie.
C’est d’ailleurs exactement ce que demande l’avertissement du sujet.
Compléter le schéma du LBO
Vous devez ensuite reconstruire les relations entre :
les repreneurs ;
le fonds d’investissement ;
les banques ;
la holding ;
la société cible.
Le schéma permet de comprendre le mécanisme.
Les repreneurs et le fonds apportent les capitaux propres à la holding.
Les banques et les obligataires lui prêtent le complément.
La holding utilise ces ressources pour acquérir les titres de TRANSVERT.
Les dividendes remontés par TRANSVERT doivent ensuite permettre de rembourser les dettes de la holding.
Construire le bilan simplifié de la holding
Après l’opération, l’actif de la holding est principalement constitué des titres de TRANSVERT.
Son passif comprend :
les capitaux propres apportés par les repreneurs et le fonds ;
la dette senior ;
la dette junior.
Cette question vérifie que vous comprenez la structure financière du montage et pas uniquement les flux intervenant au moment de l’acquisition.
Amortir la dette senior et la dette junior
La dette senior est remboursée par annuités constantes sur cinq ans.
La dette junior est un emprunt obligataire dont les intérêts sont payés chaque année, tandis que le capital est remboursé intégralement à la fin de la cinquième année.
Vous devez donc distinguer :
un emprunt amortissable ;
un emprunt remboursable in fine.
Le risque de trésorerie n’est pas identique.
La dette junior paraît plus légère durant les premières années, puisqu’elle ne nécessite que le paiement des intérêts.
Mais la dernière échéance comprend le remboursement de l’intégralité du capital.
Il faut donc anticiper cette sortie de trésorerie.
Vérifier les conditions de réussite du LBO
Le corrigé retient un critère essentiel :
les dividendes reçus de TRANSVERT doivent être suffisants pour rembourser les engagements de la holding.
Vous devez donc comparer :
les dividendes distribuables ;
les annuités de la dette senior ;
les intérêts de la dette junior ;
le remboursement final du capital.
Mais une analyse complète doit également s’interroger sur :
la stabilité des résultats ;
la capacité de TRANSVERT à distribuer réellement ces dividendes ;
ses besoins d’investissement ;
son besoin en fonds de roulement ;
les risques opérationnels ;
les engagements bancaires ;
la dernière échéance de la dette junior.
Un LBO n’est pas réussi simplement parce qu’un tableau prévisionnel affiche suffisamment de dividendes.
Il faut également vérifier que ces dividendes pourront être distribués sans fragiliser la société opérationnelle.
Ce qu’il faut retenir du dossier 1 : maîtrisez les calculs du LBO, mais apprenez surtout à vérifier sa soutenabilité dans plusieurs scénarios.
Dossier 2 : les conséquences financières d’une cyberattaque
TRANSVERT subit ensuite une cyberattaque de type rançongiciel.
Son système d’information est paralysé pendant plusieurs jours.
L’entreprise ne peut plus accéder normalement :
à son ERP ;
à certaines données clients ;
aux interfaces liées à la production.
La direction refuse de payer la rançon et fait appel à des prestataires spécialisés.
Identifier les coûts directs et indirects
Le sujet fournit plusieurs catégories de coûts :
interruption de la production ;
prestataire de cybersécurité ;
restauration des systèmes et des données ;
renforcement de l’infrastructure informatique ;
pénalités de retard et gestes commerciaux ;
communication de crise et frais juridiques ;
perte de marge sur des contrats annulés.
Le coût total brut s’élève à 2,8 millions d’euros.
Mais la question ne vous demande pas seulement d’additionner une colonne.
Vous devez distinguer :
les coûts directs ;
les coûts indirects ;
les effets immédiats ;
les conséquences qui peuvent se prolonger dans le temps.
Une cyberattaque peut également provoquer :
une perte de réputation ;
une dégradation du rating ;
une hausse du coût du capital ;
une baisse de la confiance des clients ;
un report des investissements ;
une augmentation du besoin en fonds de roulement ;
une demande de garanties supplémentaires.
Calculer l’indemnisation de l’assurance
L’assurance cyber prévoit :
une franchise de 200 000 euros ;
un plafond d’indemnisation de 1,6 million d’euros.
Le sinistre brut atteint 2,8 millions d’euros.
Après prise en compte de l’assurance, 1,2 million d’euros reste à la charge de l’entreprise.
Le sujet montre ainsi qu’une assurance réduit le choc, mais ne le fait pas disparaître.
La société doit également avancer certaines dépenses avant de percevoir l’indemnisation.
La tension de trésorerie peut donc être importante, même lorsque le risque est assuré.
Mesurer l’impact sur l’EBITDA
L’EBITDA prévisionnel de TRANSVERT s’élève initialement à 12,24 millions d’euros.
La charge nette de 1,2 million réduit cet EBITDA à 11,04 millions d’euros.
La baisse représente environ 9,8 %.
Votre analyse ne doit pas s’arrêter à ce pourcentage.
La diminution de l’EBITDA peut entraîner :
une dégradation des ratios d’endettement ;
une réduction de la capacité de financement ;
une baisse de la valeur estimée ;
un risque de non-respect de certains covenants ;
des conditions bancaires moins favorables.
Mesurer la destruction de valeur
Le corrigé utilise un multiple de neuf fois l’EBITDA.
Une diminution de l’EBITDA de 1,2 million d’euros peut donc entraîner une destruction de valeur théorique de 10,8 millions d’euros.
Ce calcul montre un point important.
Le coût comptable ou financier immédiat d’un événement peut être largement inférieur à la destruction de valeur qu’il provoque.
La perte de confiance, la dégradation de la réputation et l’incertitude sur les contrats futurs peuvent peser beaucoup plus lourd que les seules factures de remédiation.
Analyser la réaction des banques
Les banques peuvent percevoir plusieurs nouveaux risques :
diminution des flux disponibles ;
dégradation de l’EBITDA ;
risque opérationnel accru ;
dépendance au système d’information ;
risque de perte des contrats ;
incertitude sur les investissements futurs.
Elles pourraient alors :
demander davantage de garanties ;
réduire les nouveaux financements ;
augmenter le taux demandé ;
renforcer les clauses contractuelles ;
exiger un plan de sécurisation informatique.
Analyser la réaction des investisseurs
Les investisseurs peuvent également revoir leur appréciation :
baisse de la valeur ;
risque de réputation ;
incertitude sur la croissance ;
exposition à un risque réglementaire ;
dépendance à des clients stratégiques ;
besoin d’investissements supplémentaires.
La cybersécurité devient alors un élément de la due diligence.
Un investisseur ne regardera plus seulement les comptes.
Il voudra comprendre la qualité des systèmes, des procédures, des sauvegardes et de la gouvernance du risque cyber.
Ce qu’il faut retenir du dossier 2 : apprenez à transformer un événement opérationnel en analyse financière complète.
Dossier 3 : faillite de l’entreprise et éthique des affaires
Les investigations montrent finalement que des données classifiées ont été exfiltrées et probablement transmises à un acteur étatique hostile.
La Direction générale de l’armement retire alors l’agrément de sécurité de TRANSVERT.
Cette décision entraîne :
la résiliation de contrats représentant 91 % du chiffre d’affaires ;
l’impossibilité de répondre aux appels d’offres de défense ;
le gel partiel de certains actifs ;
l’ouverture d’une enquête pénale.
TRANSVERT se retrouve rapidement en état de cessation des paiements.
Qualifier la situation financière
L’actif disponible ne permet plus de faire face au passif exigible.
La société est donc en cessation des paiements.
Vous devez ensuite déterminer la procédure collective la plus probable.
Le corrigé envisage l’ouverture d’un redressement judiciaire afin d’examiner la possibilité d’une cession partielle, puis une conversion en liquidation judiciaire si le plan échoue.
Vous devez relier la décision à plusieurs éléments :
la perte de 91 % du chiffre d’affaires ;
les perspectives très faibles de redressement ;
l’existence d’une activité résiduelle ;
l’intérêt des créanciers ;
la préservation éventuelle d’une partie des emplois.
Évaluer l’activité résiduelle
L’entreprise conserve une activité non liée à la défense, représentant 9 % de son chiffre d’affaires.
Vous devez évaluer cette activité avec deux méthodes :
les multiples d’EBITDA ;
l’actif net corrigé.
La méthode des multiples conduit à une valeur des capitaux propres de 1,47 million d’euros.
La méthode de l’actif net corrigé aboutit à environ 1,656 million d’euros.
Les deux méthodes donnent donc un ordre de grandeur relativement proche.
Mais la conclusion doit rester prudente.
Le prix de cession ne représente qu’une faible part du montant total des dettes.
La cession peut préserver une partie de l’activité et quelques emplois, mais elle ne permet pas de désintéresser l’ensemble des créanciers.
Répartir les actifs entre les créanciers
En cas de liquidation totale, vous devez répartir les fonds selon l’ordre des privilèges.
Cette question demande de distinguer plusieurs catégories :
créances salariales superprivilégiées ;
créanciers disposant de sûretés ;
créanciers bancaires ;
créanciers chirographaires ;
actionnaires.
Vous devez calculer le taux de recouvrement de chaque catégorie.
Le sujet montre que tous les apporteurs de capitaux ne supportent pas le risque de la même manière.
Les actionnaires sont servis en dernier et peuvent perdre l’intégralité de leur investissement.
Les créanciers prioritaires bénéficient d’une meilleure protection.
Les créanciers ordinaires peuvent ne récupérer qu’une faible fraction de leur créance.
Analyser les conséquences pour les parties prenantes
La liquidation affecte de nombreuses personnes.
Les actionnaires perdent leur investissement et les dirigeants leurs fonctions.
Les salariés risquent un licenciement économique, même si certaines créances sont couvertes par le régime de garantie.
Les banques subissent une perte et peuvent renforcer leurs exigences envers d’autres entreprises comparables.
Les clients grands comptes font face à une rupture de leur chaîne d’approvisionnement.
Les sous-traitants et fournisseurs perdent un partenaire commercial.
Vous devez donc élargir l’analyse au-delà du seul bilan de TRANSVERT.
Mobiliser la théorie des ordres d’André Comte-Sponville
La dernière question est probablement la plus surprenante du sujet.
Vous devez analyser la faillite à partir de quatre ordres :
l’ordre économique ;
l’ordre politique ou juridique ;
l’ordre moral ;
l’ordre de l’amour.
L’ordre économique
Dans une logique économique, plusieurs choix paraissent rationnels :
soutenir la croissance ;
financer une transmission par endettement ;
préserver la rentabilité ;
retarder certains investissements ;
rechercher une création de valeur.
Mais l’ordre économique ne produit pas spontanément de sécurité, de prudence ou de responsabilité.
Une décision rentable à court terme peut exposer l’entreprise à un risque existentiel.
L’ordre politique et juridique
Les obligations de sécurité et de confidentialité encadrent l’activité de TRANSVERT.
Mais les sanctions interviennent principalement après la compromission :
retrait de l’agrément ;
enquête ;
gel des actifs ;
résiliation des contrats.
Le droit limite les comportements, mais il ne remplace pas une véritable gouvernance préventive.
L’ordre moral
La responsabilité morale concerne les choix personnels des dirigeants.
Privilégier la croissance au détriment de la résilience informatique constitue une décision qui engage leur responsabilité au-delà du simple respect de la loi.
À l’inverse, refuser de payer la rançon peut être interprété comme une décision moralement forte, puisqu’elle évite d’alimenter un réseau criminel.
L’ordre de l’amour
TRANSVERT est une entreprise familiale construite autour de trois frères et d’une soixantaine de salariés.
La liquidation ne détruit pas seulement des actifs financiers.
Elle détruit également :
des relations humaines ;
des projets professionnels ;
une histoire familiale ;
une communauté de travail ;
des savoir-faire accumulés.
Ces pertes ne peuvent pas être totalement réparées par une indemnité ou un taux de recouvrement.
Ce qu’il faut retenir du dossier 3 : une décision financière doit être analysée dans son environnement économique, juridique, social et humain.
Ce que les trois dossiers nous apprennent
Après avoir décortiqué le sujet zéro, plusieurs tendances ressortent clairement.
Les calculs restent indispensables
Le sujet comporte :
un montage financier ;
des tableaux d’amortissement ;
une analyse d’EBITDA ;
une évaluation par multiples ;
un actif net corrigé ;
une répartition entre créanciers.
La réforme ne transforme donc pas l’UE 2 en dissertation.
Chaque résultat doit être interprété
Le correcteur attend que vous expliquiez les conséquences de vos calculs.
Un ratio ou une valeur sans commentaire constitue une réponse incomplète.
Les risques opérationnels deviennent des risques financiers
Une cyberattaque affecte :
la production ;
la trésorerie ;
la rentabilité ;
l’endettement ;
la valeur ;
le financement ;
la continuité de l’activité.
La finance ne peut plus être étudiée indépendamment de la stratégie, de la technologie et de la gouvernance.
Les parties prenantes prennent davantage de place
Le sujet ne s’intéresse pas uniquement aux actionnaires.
Il demande également d’analyser les effets sur les salariés, les banques, les clients, les fournisseurs et les partenaires institutionnels.
L’éthique devient une véritable compétence
L’éthique n’apparaît pas comme une petite question isolée à la fin d’un chapitre.
Elle devient une grille d’analyse des décisions, de leurs motivations et de leurs conséquences.
Peut-on encore utiliser les anciennes annales du DSCG UE 1 ?
Peut-on encore utiliser les anciennes annales du DSCG UE 2 ?
Oui.
Et elles restent indispensables.
Les fondamentaux de la finance ne disparaissent pas avec la réforme.
Vous pouvez continuer à utiliser les annales du DSCG UE 2 Finance pour travailler :
le diagnostic financier des groupes ;
les comptes consolidés ;
la rentabilité ;
la structure financière ;
les flux de trésorerie disponibles ;
le coût du capital ;
les méthodes d’évaluation ;
les politiques de financement ;
les opérations de LBO ;
les fusions et acquisitions ;
les risques financiers ;
les marchés financiers ;
les instruments de couverture.
Les anciens sujets restent particulièrement efficaces pour automatiser les calculs et apprendre à gérer les trois heures d’épreuve.
Vous pouvez également consulter notre article consacré aux questions récurrentes dans les sujets du DSCG
Attention aux changements de programme
Toutes les anciennes questions ne doivent pas être travaillées avec la même priorité.
Certaines techniques très spécialisées sont désormais retirées ou allégées.
C’est notamment le cas :
du calcul de la valeur des options selon Black-Scholes ;
de la valorisation des options avec la loi binomiale ;
de certains développements juridiques et fiscaux liés à l’ingénierie financière ;
du calcul détaillé des ratios réglementaires bancaires.
À l’inverse, les anciennes annales accordent parfois moins de place à plusieurs thèmes désormais renforcés :
la durabilité ;
les critères ESG ;
la double matérialité ;
le risque climatique ;
le risque cyber ;
la finance comportementale ;
les innovations technologiques ;
l’éthique des affaires ;
le jugement professionnel.
Cela ne signifie pas que les annales sont devenues inutiles.
Vous devez simplement les utiliser intelligemment.
La bonne méthode pour combiner annales et sujet zéro
Utilisez les anciennes annales pour automatiser :
les formules ;
les tableaux de flux ;
les calculs d’actualisation ;
les évaluations ;
les diagnostics ;
les opérations de financement ;
les tableaux d’amortissement ;
la gestion de votre temps.
Utilisez ensuite le sujet zéro pour travailler les nouvelles attentes :
analyser un risque cyber ;
relier un événement opérationnel aux ratios financiers ;
mesurer une destruction de valeur ;
étudier les conséquences pour plusieurs parties prenantes ;
intégrer l’éthique ;
formuler une recommandation ;
justifier vos hypothèses.
Les annales vous donnent les automatismes techniques.
Le sujet zéro vous apprend à les mobiliser face à une situation complexe.
Notre avis sur le sujet zéro DSCG UE 2
Ce sujet zéro est particulièrement ambitieux.
Il conserve une vraie technicité financière tout en construisant une histoire cohérente autour d’une même entreprise.
Le premier dossier correspond à une situation relativement classique de l’UE 2 : analyser un LBO et vérifier sa soutenabilité.
Le deuxième dossier est beaucoup plus actuel.
Il montre qu’une cyberattaque doit être étudiée comme un événement financier majeur et pas seulement comme un problème informatique.
Le troisième dossier va encore plus loin en reliant :
finance ;
entreprises en difficulté ;
évaluation ;
droit des créanciers ;
conséquences sociales ;
éthique.
Cette transversalité pourra surprendre les candidats habitués à travailler chaque chapitre séparément.
Pourtant, elle correspond assez bien à la réalité.
Dans une entreprise, les problèmes n’arrivent pas gentiment rangés par matière.
Une cyberattaque ne s’arrête pas à la porte du service informatique.
Elle touche la production, les clients, les contrats, la trésorerie, les banques et la valeur de l’entreprise.
Le sujet rappelle également une vérité importante : une opération de financement n’est jamais analysée une fois pour toutes.
Un LBO peut paraître soutenable à partir d’un scénario prévisionnel.
Mais une crise opérationnelle peut bouleverser les flux, dégrader l’EBITDA et rendre la dette beaucoup plus difficile à supporter.
Enfin, la question consacrée à André Comte-Sponville envoie un message assez clair.
Le futur professionnel de la finance ne doit pas seulement savoir calculer ce qui est rentable.
Il doit également être capable de réfléchir à ce qui est responsable.
La copie attendue en 2027 suivra donc souvent cette logique :
Calculer. Interpréter. Apprécier le risque. Puis recommander.
FAQ sur le sujet zéro DSCG UE 2 Finance
Qu’est-ce qu’un sujet zéro du DSCG ?
Un sujet zéro est un exemple d’épreuve conçu pour illustrer les compétences du nouveau programme.
Il permet de découvrir une structure possible du sujet, les types de questions, les thèmes mobilisés et le niveau d’analyse attendu.
Il ne constitue pas le futur sujet officiel de la session 2027.
Où télécharger le sujet zéro du DSCG UE 2 et son corrigé ?
Le guide pédagogique, le sujet zéro et les éléments de corrigé sont disponibles sur notre page consacrée aux guides pédagogiques et sujets zéro du DSCG.
Les documents ont été classés par UE afin de faciliter leur téléchargement.
Quelle est la durée de la nouvelle épreuve de Finance ?
Le sujet zéro prévoit une épreuve d’une durée de 3 heures.
L’UE 2 possède un coefficient 1 et représente 15 crédits européens.
Combien de dossiers comporte le sujet zéro ?
Le sujet zéro comporte trois dossiers indépendants :
un dossier consacré au LBO ;
un dossier consacré à la cyberattaque ;
un dossier consacré à la faillite et à l’éthique des affaires.
La calculatrice est-elle autorisée ?
Oui.
Le sujet zéro autorise :
les calculatrices disposant d’un mode examen actif ;
les calculatrices sans mémoire de type « collège ».
Tout autre matériel est interdit.
Peut-on utiliser un formulaire pendant l’épreuve ?
Non.
Aucun document n’est autorisé dans le sujet zéro.
Vous devez donc connaître les principales formules et méthodes financières.
Faut-il connaître toutes les formules par cœur ?
Vous devez maîtriser les formules fondamentales et savoir les utiliser sans documentation.
Mais la simple mémorisation ne suffit pas.
Le jury attend également que vous sachiez :
sélectionner la bonne formule ;
présenter le calcul ;
vérifier la cohérence du résultat ;
interpréter le montant obtenu ;
formuler une conclusion.
Les connaissances de l’UE 6 du DCG sont-elles indispensables ?
Oui.
L’UE 2 du DSCG s’inscrit dans la continuité de l’UE 6 Finance d’entreprise.
Le diagnostic financier, l’actualisation, le coût du capital, les critères d’investissement et les modes de financement sont considérés comme des prérequis.
Le LBO est-il toujours au programme ?
Oui.
Le premier dossier du sujet zéro est entièrement consacré au rachat d’une participation par l’intermédiaire d’une holding de reprise.
Vous devez comprendre le montage, ses ressources, ses dettes et les conditions permettant de le rembourser.
Le risque cyber est-il désormais important en Finance ?
Oui.
Le nouveau programme accorde davantage de place aux risques opérationnels, technologiques et systémiques.
Une cyberattaque peut affecter la trésorerie, la rentabilité, l’endettement, le coût du capital et la valeur de l’entreprise.
L’éthique peut-elle réellement faire l’objet d’une question ?
Oui.
Le troisième dossier vous demande d’analyser la faillite de TRANSVERT à partir de la théorie des ordres d’André Comte-Sponville.
Vous devez donc être capable de construire un raisonnement argumenté, sans calcul, à partir de la documentation fournie.
Faut-il encore apprendre Black-Scholes ?
Le guide pédagogique indique que le calcul de la valeur des options avec le modèle de Black-Scholes et la loi binomiale est retiré.
Vous devez toutefois comprendre les mécanismes financiers généraux des options et des instruments de couverture lorsqu’ils figurent dans le programme.
La finance durable est-elle évaluée dans la nouvelle UE 2 ?
Le nouveau référentiel renforce les enjeux de durabilité, de gouvernance et de performance extra-financière.
Vous devez notamment comprendre comment les critères ESG, les risques climatiques ou la double matérialité peuvent affecter le financement et la valeur de l’entreprise.
Les anciennes annales du DSCG UE 2 sont-elles encore utiles ?
Oui.
Elles restent indispensables pour automatiser les calculs et travailler les grands thèmes de la Finance.
Vous devez simplement vérifier que les méthodes étudiées figurent toujours dans le programme applicable à la session 2027.
Comment bien travailler le sujet zéro DSCG UE 2 ?
Commencez par réaliser le sujet pendant trois heures, sans cours ni formulaire.
Présentez tous vos calculs et rédigez réellement les analyses demandées.
Après la correction, classez vos erreurs :
formule oubliée ;
mauvaise donnée utilisée ;
erreur de calcul ;
résultat non interprété ;
hypothèse non mentionnée ;
risque oublié ;
conclusion insuffisante ;
mauvaise gestion du temps.
Refaites ensuite les questions ratées quelques jours plus tard.
Lire une analyse de la cyberattaque en pensant « oui, l’EBITDA va probablement baisser » ne constitue malheureusement pas un diagnostic financier complet. 😅
Pour organiser l’ensemble de votre préparation, retrouvez également notre guide complet du DSCG et nos cours en ligne du DSCG.



